La pastèque aura un festival national et une caravane dans la région de Kenitra et du Gharb à partir de ce mercredi, indique un communiqué reçu par le journal « Al Youm 24 » au milieu de la polémique sur sa surconsommation d’eau.
Du 2 au 4 juillet, les professionnels et les amateurs de ce fruit, chéri par de nombreux marocains, auront le loisir d’évaluer la production de cette année et de gouter à ses différentes variantes.
La « Fondation Nalysa pour le développement environnemental et action social » qui organise le festival met en avant la bonne production de cette année grâce aux pluies de mars dernier. Elle vante, ainsi, une pastèque de « grande et bonne qualité » contrairement à celle de l’année passée qui avait souffert de virus et des insectes causant des pertes aux agriculteurs.
Aucun chiffre n’a cependant été avancé sur la production de 2025. La Fondation indique seulement que les quantités exportées vers l’Europe ont baissé (113500 tonnes) en 2024 à cause de la sècheresse, contre 270 mille tonnes en 2023. L’Espagne, la France et la Hollande sont parmi les grands pays destinataires.
Pour Abdelkarim Nouâman, président de la Fondation Nalysa ce festival est organisé sous le signe de « la technologie au service d’une utilisation rationnelle de l’eau » alors que certains acteurs associatifs et politiques critiquent la supposée grande consommation de l’eau par ce genre de fruit. Selon les organisateurs, la pastèque ne consomme pas plus d’eau que les légumes.
La production de la pastèque occupe une superficie d’environ 14 mille hectares au Maroc avec un rendement d’environ 60 tonne par hectare.
Des débats, des concours et des activités ludiques seront organisés à cette occasion. Un prix de la plus grosse pastèque sera également annoncé.