Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a interpellé dimanche matin, à la suite d’informations précises fournies par la DGST, un jeune adepte de l’idéologie de Daech soupçonné de préparer des opérations terroristes au Maroc. L’affaire met en lumière la vigilance sécuritaire face à une menace toujours active.
Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a procédé, dimanche 10 août, à l’arrestation d’un jeune homme de 18 ans dans la commune rurale de Douar El Amarna, province de Settat. Selon les premières données de l’enquête, ce dernier adhérait à l’idéologie radicale de l’organisation terroriste dite “État islamique” (Daech) et manifestait un intérêt marqué pour la fabrication d’explosifs et de ceintures explosives.
Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir planifié des opérations susceptibles de porter gravement atteinte à la sécurité des personnes et à l’ordre public. Les éléments recueillis indiquent qu’il était en contact avec un cadre opérationnel nord-africain de Daech, qui l’aurait incité à mettre en œuvre un projet terroriste au Maroc, tout en lui fournissant des documents et manuels sur la fabrication artisanale d’explosifs.
L’enquête préliminaire a également révélé que le suspect avait diffusé, via des plateformes en ligne, des contenus médiatiques glorifiant les opérations de combattants de Daech et incitant à mener des actions destructrices.
Placé en garde à vue dans les locaux du BCIJ, l’intéressé est entendu sous la supervision du parquet en charge des affaires de terrorisme. Les investigations visent à déterminer l’ensemble des projets qu’il aurait envisagés et à identifier d’éventuelles connexions, au Maroc comme à l’étranger.
Cette arrestation illustre, une fois de plus, la persistance de la menace terroriste visant le Royaume et la nécessité d’une vigilance constante. La capacité des services marocains à détecter et neutraliser des projets à un stade précoce demeure un atout central dans la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent.
Face à des réseaux qui adaptent sans cesse leurs modes opératoires, la réponse sécuritaire marocaine s’impose comme un rempart essentiel. Mais la prévention, notamment auprès des jeunes, reste un front stratégique pour couper les voies de la radicalisation avant qu’elles ne se transforment en menace concrète.