Le projet de loi n° 26.25 relatif à la réorganisation du Conseil national de la presse (CNP), entame, lundi, la dernière ligne droite qui devrait permettre un passage sans encombre à la Chambre des représentants.
La commission entame, en effet, le vote ce texte qui introduit des modifications structurelles et procédurales pour le renouvellement des structures du CNP qui vit dans le provisoire depuis quelques années à cause de difficultés ayant empêché l’organisation des élections professionnelles dans les échéances fixées par la loi.
Des amendements seront présentés et discutés, aujourd’hui, en présence du ministre de la communication Mehdi Bensaïd avant le vote final.
Selon un décompte du journal « Al Youm 24″, les amendements présentés sont au nombre de 249. La majorité (RNI, Istiqlal, PAM) a présenté 13 amendements (5% du total) d’ordre formels pour la plupart d’entres elles.
Fort d’une majorité numérique, le ministre estime que texte a pour objectifs de « consolider les acquis et préserver le caractère professionnel et indépendant du CNP tout en gardant ses principales prérogatives et en introduisant des modifications structurelles et procédurales répondant aux contraintes apparues dans la pratique, notamment en ce qui concerne le renouvellement des structures du Conseil ».
Cependant, le projet suscite la polémique au sein de la profession et plusieurs partis de l’opposition appellent à le modifier.
La Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux (FMEJ) avait rejeté le projet estimant qu’il s’agit « d’un pas de plus vers une nouvelle dégradation de la pratique professionnelle dans notre pays » étant donné qu’i prévoit « la délégation » des représentants de la catégorie des éditeurs, et « l’élection » pour la catégorie des journalistes ce qui, selon la FMEJ, « consacre une discrimination dans le mode d’élection des professionnels et éloigne cette instance de sa vocation d’autorégulation », et se retrouve en contradiction avec l’esprit de l’article 28 de la Constitution.