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Benabdallah souligne les engagements du ministère de l’Intérieur pour des élections crédibles

01 septembre 2025 - 13:46

Rabat. Lors d’une conférence de presse tenue à Rabat,, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), a salué les engagements présentés par le ministre de l’Intérieur en vue des élections législatives de 2026. Le ministre a promis de garantir un scrutin transparent et respectueux de la volonté populaire, tout en s’attaquant aux « pratiques nuisibles » qui pourraient entacher le processus.

Benabdallah a insisté sur le fait que l’enjeu électoral n’est pas uniquement technique, mais fondamentalement politique et constitutionnel. Il a rappelé que, conformément aux orientations royales, le ministère de l’Intérieur supervisera les élections aux côtés d’un organe composé de représentants des partis et d’un magistrat. Selon lui, cette configuration exige une « neutralité positive » de l’administration, mais aussi un sens des responsabilités de la part des partis dans le choix de candidats compétents et intègres.

Pour le leader du PPS, ces engagements marquent une étape nécessaire pour répondre aux dérives observées lors de précédentes échéances : influence de l’argent, corruption, instrumentalisation des services sociaux, mais aussi crise de confiance et abstention croissante. Autant de phénomènes qui, selon lui, affaiblissent la crédibilité des institutions démocratiques et risquent de conduire à un « vide dangereux ».

L’annonce du ministère intervient dans un contexte politique tendu, marqué par une méfiance grandissante des citoyens vis-à-vis de la classe politique. Pour Benabdallah, il s’agit d’une opportunité : si les promesses se traduisent en actes concrets, elles pourraient contribuer à restaurer la confiance et à renforcer la légitimité des institutions représentatives.

Cependant, le secrétaire général a averti que la transparence électorale ne peut être assurée par la seule administration. Elle exige aussi un engagement ferme des partis politiques pour assainir leurs pratiques, sélectionner leurs candidats sur des critères de compétence et de probité, et renouer avec la société par un discours clair et responsable.

Au-delà du rendez-vous de 2026, c’est la vitalité même de la démocratie marocaine qui est en jeu. Ces engagements du ministère de l’Intérieur représentent un signal fort, mais leur crédibilité dépendra de leur mise en œuvre effective et du contrôle citoyen. C’est à cette condition que les prochaines élections pourront réellement devenir un moment de confiance retrouvée entre l’État, les partis et le peuple.

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