Selon des informations rapportées par Alyaoum24, le roi Mohammed VI devrait recevoir, mercredi 14 octobre, les membres du nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette étape ouvrirait la voie à l’investiture parlementaire de l’exécutif, appelé à relever un premier défi majeur : la préparation du projet de loi de finances 2027.
Le Maroc pourrait franchir, mercredi 14 octobre 2026, une étape décisive dans la formation de son nouvel exécutif. Selon des sources informées citées ce mardi par le quotidien électronique Alyaoum24, un accueil royal serait prévu demain pour procéder à la nomination des membres du gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. L’information, qui reste à confirmer officiellement, intervient alors que le calendrier institutionnel impose une accélération des dernières procédures nécessaires à l’entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale.
Cette perspective coïncide avec la séance plénière programmée ce mardi à la Chambre des représentants, consacrée à l’élection de son nouveau président. Mohamed Touizi a été désigné candidat de la majorité parlementaire pour prendre la tête de la première Chambre. Cette échéance constitue une autre étape du renouvellement des institutions issues des dernières élections législatives.
Une investiture parlementaire encore nécessaire
La nomination royale des ministres ne suffira pas, à elle seule, à achever le processus d’investiture du gouvernement. Conformément à la procédure constitutionnelle, la nouvelle équipe devra présenter son programme devant le Parlement, puis le soumettre au débat et au vote de confiance de la Chambre des représentants. L’obtention de cette confiance constitue une condition indispensable à son investiture.
Pour Fatima Ezzahra El Mansouri, l’enjeu sera donc de mener rapidement les consultations et les préparatifs nécessaires à la présentation d’un programme gouvernemental définissant les priorités de la nouvelle majorité. Le rythme de cette séquence parlementaire sera d’autant plus important que l’exécutif devra simultanément traiter un dossier budgétaire particulièrement urgent.
Le projet de loi de finances 2027, premier défi du nouvel exécutif
La principale contrainte immédiate concerne le dépôt du projet de loi de finances pour l’année 2027. L’article 48 de la loi organique relative à la loi de finances prévoit que ce texte soit déposé en priorité sur le bureau de la Chambre des représentants au plus tard le 20 octobre de l’année en cours.
Si l’accueil royal intervient effectivement le mercredi 14 octobre, seulement six jours sépareront la nomination attendue du gouvernement de cette échéance légale. Un délai particulièrement serré, qui imposerait à la nouvelle équipe de finaliser rapidement les arbitrages budgétaires et les préparatifs nécessaires au dépôt du projet.
Cette situation place le futur gouvernement devant deux impératifs simultanés : obtenir la confiance parlementaire et assurer la continuité du calendrier financier de l’État. Elle devrait également conduire la nouvelle cheffe du gouvernement à définir sans tarder les premières orientations économiques et sociales de son exécutif.
L’éventuel accueil royal du 14 octobre marquerait ainsi le début d’une séquence institutionnelle particulièrement dense. Entre la constitution définitive de l’équipe ministérielle, l’investiture parlementaire et la préparation du budget 2027, le gouvernement El Mansouri pourrait être confronté, dès ses premiers jours, à un calendrier politique et financier exceptionnellement resserré.