La production nationale d’énergie électrique a enregistré une hausse de 6,1 % au terme des dix premiers mois de 2025, après une progression plus modérée de 2,2 % à la même période un an auparavant. Ces données ressortent de la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie et des Finances.
Cette évolution positive repose principalement sur le renforcement de la production privée d’électricité, en hausse de 7,7 %, ainsi que sur l’augmentation de la production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), qui progresse de 7,2 %. À ces dynamiques s’ajoute une forte augmentation des apports des tiers nationaux, évaluée à 45,1 %, confirmant le rôle croissant des acteurs nationaux dans le mix de production électrique.
La demande d’électricité appelée nette a, pour sa part, augmenté de 7,5 % à fin octobre 2025, atteignant un niveau record sur les douze dernières années. Cette évolution traduit à la fois la reprise de certaines activités économiques et la progression continue des besoins énergétiques, notamment dans les zones urbaines et industrielles.
Dans ce contexte, le volume des importations d’énergie électrique s’est accru de 26,2 % sur les dix premiers mois de l’année, après une hausse de 32,2 % enregistrée un an plus tôt. À l’inverse, les exportations d’électricité ont reculé de 30,9 %, prolongeant une tendance déjà observée en 2024, où elles avaient diminué de 32,8 %.
Ces évolutions confirment une reconfiguration progressive des flux énergétiques, marquée par un recours accru aux importations et par un recentrage de la production sur la couverture de la demande nationale. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de transformation du secteur énergétique, où la diversification des sources et le renforcement des capacités internes demeurent des enjeux stratégiques.