Rabat – Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, effectuera les 15 et 16 juillet sa première visite officielle au Maroc depuis son entrée en fonction. Ce déplacement, placé sous le signe du renforcement du partenariat stratégique entre Rabat et Paris, s’inscrit dans une dynamique de rapprochement politique, économique et sécuritaire entre les deux pays.
Le chef du gouvernement français coprésidera, le 16 juillet à Rabat, avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, la nouvelle session de la Haute Commission mixte maroco-française, principal mécanisme de concertation gouvernementale entre les deux États. Les discussions porteront notamment sur l’énergie, la défense, l’investissement, l’industrie, l’innovation et la coopération économique.
Selon les informations disponibles, Sébastien Lecornu sera accompagné d’une délégation d’une dizaine de ministres, ce qui en fera l’une des plus importantes missions gouvernementales françaises au Maroc de ces dernières années. Plusieurs accords et mémorandums d’entente devraient être signés dans les domaines économique, industriel, technologique et sécuritaire.
Cette visite intervient dans un contexte de consolidation des relations bilatérales, marqué par la relance des mécanismes de coopération dans les secteurs de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme, de la criminalité organisée ainsi que par une coordination accrue sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Le rapprochement entre Rabat et Paris s’est accéléré depuis 2024 et se poursuit à travers une série d’initiatives diplomatiques de haut niveau.
Si le programme détaillé n’a pas encore été officiellement dévoilé par les autorités françaises, cette visite figure désormais parmi les principales échéances diplomatiques des deux gouvernements. Elle devrait également permettre de finaliser les préparatifs de la prochaine visite d’État de Mohammed VI en France.
Annoncée à l’issue des entretiens tenus à Rabat en mai dernier entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue français, Jean-Noël Barrot, cette visite royale devrait être couronnée par la signature d’un traité d’amitié et de partenariat stratégique qualifié d’historique. Ce texte constituerait le premier accord de cette nature conclu entre le Maroc et un État européen, ainsi que le premier traité de ce type signé par la France avec un pays non européen.
La réunion de la Haute Commission mixte devrait ainsi jeter les bases d’une nouvelle feuille de route pour les relations franco-marocaines, dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques en Méditerranée, en Afrique et au Sahel.