Il y a quatre ans, le Maroc surprenait le monde en atteignant les demi-finales du Mondial au Qatar. En 2026, le regard porté sur les Lions de l’Atlas a profondément changé.
À quelques jours du troisième match du groupe C face à Haïti, un article du média sportif chilien PrensaFútbol illustre parfaitement cette évolution. Le site décrit le Maroc comme « l’une des sélections africaines les plus fortes et les plus solides de l’heure », une appréciation qui témoigne du nouveau statut acquis par l’équipe nationale.
Pour la presse latino-américaine, le Maroc ne fait plus partie des outsiders du tournoi.
Un favori naturel face à Haïti
Dans son analyse de la rencontre Maroc-Haïti, le média chilien considère presque comme acquise la qualification des Lions de l’Atlas.
L’article explique que le Maroc cherchera avant tout à « assurer la première place du groupe », tandis que Haïti, déjà éliminée, tentera simplement de terminer sa participation sur une note positive.
Ce changement de ton est significatif.
Il y a encore quelques années, la perspective d’une qualification marocaine pour les phases à élimination directe aurait été présentée comme un exploit. Aujourd’hui, la question posée par plusieurs médias étrangers est différente : le Maroc terminera-t-il premier ou deuxième du groupe ?
Le match contre le Brésil a changé les perceptions
Le nul obtenu contre le Brésil (1-1) a largement contribué à modifier le regard porté sur la sélection marocaine.
Dans la presse hispanophone, ce résultat n’est pas présenté comme une surprise, mais comme la confirmation du niveau atteint par les hommes de Walid Regragui.
Le Maroc apparaît désormais comme une équipe capable de rivaliser avec les grandes nations du football mondial grâce à sa discipline tactique, sa solidité défensive et l’expérience acquise depuis la Coupe du monde 2022.
Hakimi et la génération de la confirmation
Les médias espagnols et latino-américains mettent particulièrement en avant Achraf Hakimi, devenu l’un des visages du football africain sur la scène internationale.
Autour de lui, une génération expérimentée composée notamment de Yassine Bounou, Sofyan Amrabat ou Brahim Díaz bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance qui dépasse largement le cadre africain.
Une évolution du regard international
Le cas de la presse chilienne est particulièrement révélateur.
Le Chili ne possède ni proximité géographique ni lien historique avec le football marocain. Son regard est donc celui d’un observateur extérieur.
Or, ce regard a changé.
Les termes de « surprise », « révélation » ou « exploit » ont progressivement disparu au profit de notions telles que « solidité », « expérience » et « puissance ».
Cette évolution pourrait constituer l’un des principaux acquis du football marocain depuis le Mondial qatari.
À l’approche de la Coupe du monde 2030 que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, les Lions de l’Atlas semblent avoir définitivement changé de catégorie aux yeux d’une partie de la presse internationale.
Le Maroc ne cherche plus à surprendre le monde du football. Il cherche désormais à confirmer son statut.