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Sebta occupé: les autorités disent ne plus pouvoir financer seules l’accueil des mineurs

21 août 2026 - 09:36

Les autorités de la ville occupée de Sebta affirment que leurs capacités financières et leurs structures d’hébergement ne permettent plus de faire face à l’arrivée massive de mineurs enregistrée à la suite des franchissements collectifs de la frontière, à la fin du mois de juillet.

Le porte-parole du gouvernement local, Alejandro Ramírez, a indiqué que le dispositif de protection de l’enfance prenait actuellement en charge 1 372 enfants et adolescents, alors que sa capacité habituelle est limitée à environ 180 places. Les ressources disponibles seraient ainsi « totalement dépassées » par l’ampleur des besoins.

Ramírez a toutefois reconnu que les autorités ne disposaient pas encore d’un décompte précis des personnes toujours présentes dans la ville ni du nombre définitif de mineurs susceptibles d’intégrer les structures de protection. Cette incertitude empêche, selon lui, d’établir le coût global de la prise en charge.

Des crédits supplémentaires ont été mobilisés pour couvrir les besoins les plus urgents, notamment dans les campements installés sur des terrains et au sein d’équipements sportifs. Ces espaces accueillent, entre autres, des femmes et des jeunes filles. Les services de restauration ainsi que l’accompagnement social et sanitaire ont également été renforcés.

Parallèlement, les moyens consacrés au nettoyage, à la collecte des déchets, à l’assainissement et à la désinfection ont augmenté de 70 % par rapport au niveau habituel. Les services chargés de la protection des mineurs poursuivent, de leur côté, la recherche de bâtiments et de sites supplémentaires afin d’élargir les capacités d’accueil.

Le porte-parole a rappelé que la ville rencontrait déjà des difficultés pour financer la prise en charge d’environ 300 mineurs avant le déclenchement de la crise. Selon lui, l’hypothèse d’un accueil de 3 000 à 4 000 enfants et adolescents rendrait impossible la gestion du dispositif à partir des seules ressources locales.

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