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Trump tombe autour de 33% d’approbation sous la pression de l’Iran et de l’économie

01 septembre 2026 - 12:18

La popularité de Donald Trump traverse l’un de ses moments les plus délicats depuis son retour à la Maison Blanche. Plusieurs sondages récents situent l’approbation du président américain autour de 32% à 33%, dans un contexte marqué par l’usure de la guerre avec l’Iran, la hausse du prix de l’essence et les inquiétudes économiques des électeurs.

Un sondage Reuters/Ipsos publié à la fin du mois d’août place l’approbation de Trump à 33%, un niveau présenté comme l’un des plus bas de sa trajectoire présidentielle. L’enquête met en évidence un mécontentement croissant face à sa gestion de la guerre avec l’Iran et aux conséquences économiques du conflit, notamment sur les prix du carburant.

L’Université du Massachusetts Amherst dresse un constat similaire. Son enquête nationale, menée du 21 au 26 août, situe l’approbation générale de Trump à 32%, contre 64% de désapprobation. Le sondage souligne que plus des deux tiers des Américains désapprouvent la manière dont le président gère la guerre avec l’Iran.

Les données compilées par The American Presidency Project vont dans le même sens. Ipsos crédite Trump de 33% d’approbation et 65% de désapprobation dans la seconde moitié du mois d’août, tandis qu’Economist/YouGov le situe à 35% d’approbation contre 61% de désapprobation.

Cette dégradation intervient à l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre. Pour le Parti républicain, le signal est préoccupant, car il combine plusieurs dossiers sensibles : politique étrangère, inflation, coût de la vie et confiance dans l’économie.

La guerre avec l’Iran apparaît comme l’un des principaux facteurs d’usure politique. Présentée au départ comme une opération limitée, elle s’est transformée en conflit prolongé, avec des répercussions sur les marchés de l’énergie et une opposition croissante dans l’opinion publique américaine.

Le prix de l’essence est devenu un indicateur politique particulièrement dangereux pour Trump. La hausse du carburant touche directement le pouvoir d’achat des ménages et contredit l’une de ses promesses électorales centrales : réduire le coût de la vie des Américains.

Trump conserve cependant une base républicaine importante, même si certains signes d’érosion apparaissent. Les sondages montrent que le soutien au sein de son parti reste majoritaire, mais moins intense qu’auparavant. Cette baisse d’enthousiasme pourrait peser lourd lors des élections de mi-mandat, où la mobilisation des électeurs est souvent décisive.

Les enquêtes récentes dessinent donc un paysage politique difficile pour la Maison Blanche. Trump ne fait pas face à une simple baisse ponctuelle de popularité, mais à une accumulation de facteurs d’usure : guerre, inflation, prix de l’énergie et fatigue sociale. À l’approche de l’automne électoral, ces éléments placent le président américain dans une position fragile.

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