Rabat et Copenhague souhaitent renforcer leur dialogue politique et développer leur coopération dans les domaines de l’eau, des énergies renouvelables, de l’agriculture, de la pharmacie et des infrastructures. Le futur accord comprendra également un volet migratoire et prévoit la création d’un conseil d’affaires maroco-danois.
Le Maroc et le Danemark ont exprimé, vendredi à Copenhague, leur volonté de faire évoluer leurs relations bilatérales vers un partenariat stratégique couvrant les domaines politique, économique et migratoire.
Cette ambition a été annoncée à l’issue d’une rencontre entre le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue danois, Lars Løkke Rasmussen.
Les deux responsables ont salué la qualité des relations entre les deux Royaumes et convenu de renforcer leur dialogue politique. Une visite du chef de la diplomatie danoise au Maroc est prévue afin de finaliser le nouveau cadre de partenariat.
Un partenariat économique diversifié
Lars Løkke Rasmussen a qualifié le Maroc de « partenaire fiable » et de relais important pour la croissance et le développement régional et africain.
Le futur partenariat devrait favoriser les échanges et les investissements dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment les technologies de l’eau, les énergies renouvelables, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture, l’agroalimentaire et les infrastructures.
Les deux ministres ont également souligné l’importance des investissements danois au Maroc. Afin de rapprocher davantage les entreprises des deux pays, ils ont convenu de travailler à la création d’un conseil d’affaires maroco-danois.
Cette structure devrait faciliter les contacts entre opérateurs économiques, accompagner les projets d’investissement et permettre de mieux identifier les possibilités de coopération sur les marchés marocain et africain.
La migration intégrée au futur accord
Le partenariat stratégique comprendra par ailleurs un volet consacré à la migration. Rabat et Copenhague entendent consolider leur coopération dans ce domaine au moyen de mécanismes et d’outils adaptés.
Cette dimension intervient alors que les politiques migratoires occupent une place croissante dans les relations entre les pays européens et leurs partenaires du sud de la Méditerranée. Le Maroc constitue, à cet égard, un interlocuteur central en raison de sa position géographique, de son expérience migratoire et de son rôle dans la coopération entre l’Europe et l’Afrique.
La rencontre de Copenhague marque ainsi une étape préparatoire. Le contenu détaillé du partenariat, ses mécanismes de suivi et son calendrier de mise en œuvre devront être précisés lors de la prochaine visite du ministre danois au Maroc.