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Maroc-Guinée : 25 accords pour donner une nouvelle dimension au partenariat stratégique

09 septembre 2026 - 07:33

Rabat et Conakry veulent accélérer leur coopération et la traduire davantage en projets concrets. Réunis mardi dans la capitale guinéenne à l’occasion de la 8e Commission mixte, les deux pays ont signé 25 accords couvrant un large éventail de secteurs, des infrastructures à l’énergie, en passant par l’agriculture, la santé, la formation et l’industrie. Le Maroc se dit également prêt à mettre son expertise au service du programme guinéen SIMANDOU 2040.

Le Maroc et la Guinée entendent franchir une nouvelle étape dans leur partenariat. Réunis mardi à Conakry pour la huitième session de leur Commission mixte de coopération, les deux pays ont affiché leur volonté de renforcer sensiblement les échanges économiques et commerciaux et de donner un contenu plus opérationnel à une relation politique déjà étroite.

Les travaux ont été coprésidés par le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue guinéen, Morissanda Kouyaté, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.

Les deux responsables ont souligné la profondeur des relations historiques entre le Royaume et la Guinée ainsi que la qualité du dialogue politique entre les deux pays. Mais la réunion de Conakry a surtout été placée sous le signe d’une ambition : faire évoluer cette proximité politique vers un partenariat économique plus dense, fondé sur des intérêts partagés et des réalisations concrètes.

Le Maroc prêt à accompagner SIMANDOU 2040

Une place importante a ainsi été accordée au programme SIMANDOU 2040, qui porte les ambitions de développement à long terme de la Guinée.

Nasser Bourita a exprimé la disponibilité du Royaume, conformément aux orientations du Roi Mohammed VI, à partager l’expérience marocaine et à contribuer à la mise en œuvre du programme guinéen.

Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés : infrastructures stratégiques, sécurité, pêche, santé, transformation industrielle et agricole, sécurité alimentaire, formation des compétences, hydraulique et énergie.

Cette approche s’inscrit dans la conception de la coopération Sud-Sud défendue depuis plusieurs années par le Maroc en Afrique : mettre à disposition des partenaires africains une expertise développée par le Royaume dans des secteurs où leurs besoins de transformation et les compétences marocaines peuvent se rejoindre.

L’enjeu sera désormais de convertir cette disponibilité politique en investissements, transferts de compétences, partenariats d’entreprises et projets effectivement réalisés.

25 accords pour élargir le champ de la coopération

La principale traduction concrète de la Commission mixte réside dans la signature de 25 accords de coopération, qui élargissent considérablement le cadre juridique des relations bilatérales.

Ils concernent notamment l’économie et les finances, le transport aérien, les douanes, l’agriculture, l’énergie, le tourisme, la justice, la santé, la météorologie et la climatologie, les ports, l’habitat et l’urbanisme, le sport, la culture, l’artisanat, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation.

Le dispositif couvre également l’octroi de bourses universitaires et la formation professionnelle, deux domaines dans lesquels le Maroc a développé au fil des décennies une coopération soutenue avec plusieurs pays africains.

La diversité de ces accords montre que Rabat et Conakry cherchent à dépasser une coopération concentrée sur quelques secteurs pour construire un partenariat beaucoup plus transversal, associant développement économique, capital humain, infrastructures et échanges institutionnels.

Reste maintenant l’étape décisive : l’exécution. Les deux ministres se sont engagés à assurer le suivi des accords conclus afin que le nouveau cadre juridique produise des résultats tangibles.

Car la réussite de cette nouvelle phase se mesurera moins au nombre de textes signés qu’à leur traduction sur le terrain. Pour le Maroc comme pour la Guinée, l’ambition affichée à Conakry est précisément de faire de leur proximité politique un véritable levier de co-développement et un exemple concret de coopération Sud-Sud en Afrique.

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