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Santé de proximité : 15 nouveaux établissements entrent en service dans six régions du Maroc

09 septembre 2026 - 07:51

Le Maroc poursuit l’élargissement de son réseau de soins primaires avec la mise en service de 15 structures sanitaires réhabilitées et équipées dans six régions du Royaume. Plus de 375.000 habitants sont concernés par cette nouvelle étape, qui s’inscrit dans le programme national de modernisation de 1.600 établissements de santé de proximité.

Le renforcement de l’offre de soins de proximité se poursuit au Maroc. Quinze établissements de soins de santé primaires ont commencé à fonctionner mardi 8 septembre dans les régions de Casablanca-Settat, Guelmim-Oued Noun, Béni Mellal-Khénifra, l’Oriental, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Marrakech-Safi, à l’issue de travaux de réhabilitation et d’équipement.

Cette nouvelle vague d’ouvertures s’inscrit dans le programme national de mise à niveau de 1.600 établissements de soins de santé primaires, dont 500 prévus au titre de l’année 2026. L’objectif affiché est double : rapprocher les services de base de la population et accompagner la généralisation de la protection sociale par une amélioration concrète de l’accès aux soins.

Un déploiement dans les territoires urbains et ruraux

La région de Béni Mellal-Khénifra bénéficie de quatre nouvelles structures réparties entre Azilal et Khénifra : les dispensaires de Guimmi, Bouhrazen et Aït Ouirar, ainsi que celui de Sidi Bouaabad.

À Marrakech-Safi, cinq établissements ont été mis en service dans la province de Chichaoua : le centre de santé urbain de deuxième niveau d’Imintanoute, le centre rural de deuxième niveau de Douirane, celui de premier niveau de Mzouda, ainsi que les dispensaires ruraux de Bouzouga et Laadilate.

Dans l’Oriental, trois structures viennent renforcer l’offre existante : le centre rural de premier niveau d’Ouled Saleh et le dispensaire de Souihla, dans la province de Jerada, ainsi que le centre urbain de premier niveau Al Qods, dans la province de Berkane.

À Casablanca-Settat, le centre de santé urbain de premier niveau de Dar Bouazza entre en activité dans la province de Nouaceur. Dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, c’est le centre de santé rural de deuxième niveau de Bni Gmil Maksouline, dans la province d’Al Hoceïma, qui a ouvert ses portes.

Enfin, à Guelmim-Oued Noun, un centre spécialisé dans le diagnostic de la tuberculose et des maladies respiratoires a été mis en service à Guelmim. Sa mission couvre le dépistage précoce, le diagnostic, le suivi thérapeutique et l’amélioration de la continuité des soins pour les patients concernés.

Plus de 375.000 habitants concernés

Selon le ministère de la Santé et de la Protection sociale, l’ensemble de ces structures devrait desservir une population de plus de 375.677 habitants.

Les établissements proposeront un panier de prestations comprenant consultations médicales générales, soins infirmiers, suivi du diabète, de l’hypertension et des maladies respiratoires, santé maternelle et infantile, santé scolaire, éducation sanitaire, veille épidémiologique et santé mobile.

Cinquante professionnels de santé ont été mobilisés pour assurer le fonctionnement de ces structures, dotées d’équipements biomédicaux destinés à améliorer la prise en charge et les conditions d’accueil des patients.

L’enjeu dépasse cependant l’ouverture de nouveaux bâtiments. La réforme des soins primaires ne prendra tout son sens que si les infrastructures restent durablement dotées en personnel, en équipements fonctionnels, en médicaments et en capacité de suivi. Le défi est donc désormais celui de la continuité et de la qualité réelle du service rendu.

Pour le Maroc, cette nouvelle étape va dans le sens d’un rééquilibrage longtemps attendu entre grands centres hospitaliers et médecine de proximité. C’est précisément dans les zones rurales, périurbaines et éloignées que l’impact de ces structures peut être le plus décisif : réduire les déplacements, traiter plus tôt les pathologies chroniques et éviter que des besoins de santé élémentaires ne se transforment en urgences lourdes.

Le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas seulement le nombre de centres inaugurés, mais leur capacité à fonctionner dans la durée et à rapprocher effectivement les soins du citoyen.

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