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Sécurité publique : le Maroc, seul pays africain parmi les 20 scores publiés par l’indice de Lianyungang

15 septembre 2026 - 16:19

Avec 76,15 points, le Royaume figure parmi les vingt États dont les performances ont été rendues publiques dans le Global Public Security Index 2025-2026. L’étude, présentée en Chine et portant sur 62 pays, souligne notamment les résultats marocains en matière de lutte antiterroriste. Un indicateur significatif, qui doit néanmoins être replacé dans son cadre méthodologique et institutionnel.

Le Maroc est le seul pays africain à figurer parmi les vingt États dont les résultats ont été rendus publics dans le Global Public Security Index Report 2025-2026, présenté à Lianyungang, dans la province chinoise du Jiangsu. Avec une note globale de 76,15 points sur 100, le Royaume apparaît dans le groupe des pays auxquels le rapport attribue les niveaux les plus élevés de gouvernance en matière de sécurité publique. L’étude porte au total sur 62 pays.

Le rapport a été publié dans le cadre de la conférence 2026 du Global Public Security Cooperation Forum, organisée les 9 et 10 septembre. Selon les données communiquées par les organisateurs, les 62 États étudiés représentent 82,73 % de la population mondiale, 75,22 % des terres émergées et 87,47 % de l’activité économique mondiale. La moyenne générale atteint 72,56 points, légèrement supérieure à celle de l’édition précédente.

Une performance particulièrement élevée dans l’antiterrorisme

L’indice repose sur quatre grandes dimensions : ordre public et sécurité, lutte contre le terrorisme, cybersécurité et sécurité routière. D’après les résultats détaillés relayés par plusieurs médias ayant eu accès aux données du rapport, le Maroc obtient sa meilleure note dans la lutte contre le terrorisme, avec 87,45 points, ce qui le place au neuvième rang parmi les vingt pays dont les scores ont été rendus publics dans ce domaine.

Le Royaume obtient également 73,82 points pour l’ordre public et la sécurité, 71,73 en cybersécurité et 71,50 en sécurité routière. Le volet consacré à la cybersécurité intègre notamment la cybercriminalité, les risques associés aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle ainsi que les capacités institutionnelles de prévention et de gouvernance. La sécurité routière prend pour sa part en compte les accidents, la mortalité et l’efficacité des politiques mises en œuvre.

Ces résultats mettent particulièrement en valeur le dispositif marocain de lutte contre le terrorisme, domaine dans lequel Rabat a développé au cours des dernières années une coopération soutenue avec plusieurs partenaires étrangers. Mais le score global de 76,15 points situe aussi le Maroc dans la tranche des pays obtenant entre 70 et 79,99 points, alors que dix des 62 pays étudiés dépassent le seuil des 80 points.

La Chine en tête de l’indice

La Chine obtient la meilleure note globale, avec 84,62 points, devant Singapour (84,42), l’Ouzbékistan (83,81), la Biélorussie (82,24) et le Turkménistan (82,20), selon les données publiées autour du rapport. Dix pays, parmi lesquels la Chine, Singapour, la Corée du Sud, la Norvège, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, franchissent la barre des 80 points.

Une précision s’impose cependant concernant l’expression souvent utilisée de «Top 20 mondial». L’étude couvre bien 62 pays, mais les organisateurs ont choisi de rendre publics les scores de vingt États présentant, selon leurs calculs, des niveaux élevés de gouvernance sécuritaire. Les vingt pays sont par ailleurs présentés dans certaines publications par ordre alphabétique et non sous la forme d’un classement général complet. Il est donc plus rigoureux de parler des vingt scores publiés que d’attribuer au Maroc une position mondiale précise qui n’a pas été officiellement communiquée.

Un indice à replacer dans son contexte

Le résultat constitue néanmoins un signal favorable pour le Maroc, d’autant qu’il est le seul État africain parmi ces vingt pays. Mais la portée de l’indice mérite d’être correctement contextualisée. Le Global Public Security Cooperation Forum a été créé à Lianyungang en 2015 à l’initiative du ministère chinois de la Sécurité publique afin de développer la coopération internationale entre forces de police et institutions chargées de la sécurité. Il ne s’agit donc ni d’un classement des Nations unies ni d’un indice produit par une organisation internationale indépendante comparable aux grands indicateurs mondiaux plus anciens.

Cette année, le forum a réuni plus de 2 100 représentants issus de 139 pays, territoires et organisations internationales, avec des sessions consacrées notamment à la lutte antiterroriste, à la cybercriminalité, au trafic de stupéfiants, aux migrations et à la coopération policière. Le rapport 2025-2026 a également élargi son champ d’étude, qui était limité à 50 pays lors de l’édition précédente.

Pour le Maroc, le principal enseignement tient donc moins à un hypothétique «premier rang africain» qu’à sa présence comme unique représentant du continent parmi les vingt performances mises en avant par le rapport, avec un résultat particulièrement élevé dans la lutte contre le terrorisme. Une distinction notable, à condition de ne pas lui faire dire davantage que ce que permettent les données publiées.

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