Le Maroc a officiellement présenté sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2028-2029. Une démarche qui s’inscrit, selon le chef de la diplomatie marocaine, dans la volonté du Royaume de renforcer sa contribution à la paix, à la sécurité internationale et au multilatéralisme.
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a annoncé cette candidature mardi à New York, lors de son intervention au débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans son discours, le chef de la diplomatie a affirmé que cette initiative traduit la détermination du Maroc à contribuer activement au maintien de la paix et de la sécurité internationales, dans le respect du droit international, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale des États.
Une candidature fondée sur l’expérience diplomatique du Royaume
Nasser Bourita a mis en avant les acquis diplomatiques du Maroc et la vision du roi Mohammed VI, qui place la coopération internationale, la stabilité et le développement durable au cœur de l’action extérieure du Royaume.
Selon le ministre, cette candidature repose sur une approche réaliste et solidaire des relations internationales et vise à renforcer la participation du Maroc aux efforts collectifs de prévention des conflits et de consolidation de la paix.
Le chef de la diplomatie a également souligné l’attachement du Royaume au multilatéralisme et aux principes consacrés par la Charte des Nations unies.
Paix, développement et primauté du droit
La candidature marocaine s’articule autour de trois priorités mises en avant par Bourita : le maintien de la paix et de la sécurité internationales, la promotion du développement durable et le renforcement de la primauté du droit.
Pour Rabat, une éventuelle présence au Conseil de sécurité offrirait l’occasion de poursuivre son engagement en faveur de ces objectifs et de participer davantage aux décisions internationales relatives à la paix et à la sécurité.
La candidature, confirmée par le ministère marocain des Affaires étrangères, devra faire l’objet d’une élection à l’Assemblée générale des Nations unies. Le Maroc a déjà siégé trois fois au Conseil de sécurité, notamment lors du mandat 2012-2013.