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À l’ONU, Bourita plaide pour une consolidation de la paix fondée sur les priorités nationales

24 septembre 2026 - 17:04

À l’occasion d’une réunion de haut niveau à New York, le chef de la diplomatie marocaine a présenté les orientations de la présidence marocaine de la Commission de consolidation de la paix pour 2026, appelant à renforcer les institutions inclusives et à mobiliser des financements durables.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a appelé jeudi à New York à placer les États et les sociétés concernés au cœur des efforts internationaux de consolidation de la paix. Il s’exprimait lors d’une réunion de haut niveau de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies (CCP), consacrée à l’appropriation nationale et au renforcement des institutions étatiques inclusives.

Présidée par le Maroc en 2026, la Commission se trouve, vingt ans après sa création, à une étape importante de son évolution, dans le prolongement du Pacte pour l’avenir et de l’examen de l’architecture de consolidation de la paix réalisé en 2025.

Pour Nasser Bourita, une paix durable ne peut être construite à la place des pays et des populations concernés. Le ministre a ainsi défendu une approche reposant sur la souveraineté des États, la responsabilité partagée et le renforcement des capacités nationales. Cette appropriation doit être à la fois politique, institutionnelle et financière, afin de permettre aux institutions de répondre aux besoins des populations.

Cette orientation s’inscrit dans la vision marocaine associant paix, sécurité, développement et gouvernance. Le ministre a notamment rappelé l’engagement du Royaume en République centrafricaine, dont le Maroc préside depuis 2014 la configuration nationale au sein de la CCP, en accompagnement des priorités définies par les autorités centrafricaines.

Afin de traduire ces principes en actions concrètes, Nasser Bourita a proposé d’institutionnaliser les activités de la Commission sur le terrain, notamment à travers l’organisation de sessions dans les pays concernés. Il a également préconisé l’élaboration d’un « diagnostic d’appropriation nationale », destiné à identifier conjointement les capacités nécessaires à une consolidation durable de la paix.

Le chef de la diplomatie marocaine a par ailleurs insisté sur la nécessité de financements plus prévisibles et de partenariats renforcés avec les institutions financières internationales et les banques de développement. L’objectif est de mieux articuler les efforts de paix, les investissements et les politiques de développement autour des priorités nationales.

La réunion s’est tenue en présence de plusieurs responsables internationaux, dont la vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina J. Mohammed, le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, James Marape, le Premier secrétaire du Cabinet kényan, Musalia Mudavadi, et la vice-présidente de la Banque africaine de développement, Marie-Laure Akin-Olugbade.

En conclusion, Nasser Bourita a réaffirmé son engagement, en sa qualité de président de la CCP, à contribuer à la mise en œuvre de l’examen de 2025 et à renforcer le rôle de cette instance dans la construction d’une paix durable, inclusive et portée par les pays concernés.

Créée conjointement en 2005 par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU, la Commission de consolidation de la paix est un organe consultatif intergouvernemental chargé de soutenir les pays touchés par des conflits, de favoriser la coordination entre les acteurs concernés et de mobiliser les ressources nécessaires au relèvement et à la prévention de nouvelles crises.

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