Devant les ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique, réunis à New York, le chef de la diplomatie marocaine a réaffirmé le soutien de Rabat à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale. Il a également mis en avant l’action diplomatique et humanitaire du Royaume.
New York, le 25 septembre 2026. Le Maroc poursuivra ses efforts diplomatiques en faveur d’un règlement de la question palestinienne garantissant les droits historiques et légitimes du peuple palestinien. C’est l’engagement réaffirmé jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors de la réunion annuelle de coordination de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans un contexte régional qu’il a qualifié de préoccupant et dangereux, le ministre a rappelé la position défendue par le Royaume, sous la conduite du roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods : l’établissement d’un État palestinien indépendant dans les frontières de 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale. Pour Rabat, cette perspective constitue le fondement d’une paix durable au Moyen-Orient.
Gaza, Cisjordanie et Al-Qods au centre des préoccupations
Devant ses homologues de l’OCI, Nasser Bourita a décrit une étape particulièrement difficile pour la cause palestinienne. Il a dénoncé la poursuite des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, l’expansion des colonies en Cisjordanie et la multiplication des violences commises par des colons.
Le ministre a également exprimé son inquiétude face aux mesures israéliennes à Al-Qods, qu’il accuse de menacer le statut juridique, historique et démographique de la Ville sainte.
Selon lui, la préservation des droits palestiniens est indispensable pour contenir les discours de haine, prévenir l’extrémisme et créer les conditions d’une stabilité régionale durable.
Une diplomatie associée à des actions sur le terrain
Bourita a insisté sur la complémentarité entre l’action diplomatique du Maroc et les programmes menés à Al-Qods par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras opérationnel du Comité Al-Qods présidé par Mohammed VI.
À travers ses projets sociaux et de développement, cette agence intervient notamment pour améliorer les conditions de vie des habitants palestiniens de la ville et contribuer à la préservation de son patrimoine historique et culturel.
Le ministre a présenté cette démarche comme l’expression d’une politique associant les initiatives diplomatiques à des interventions concrètes au bénéfice de la population palestinienne.
Le Maroc mise sur l’action multilatérale
Le chef de la diplomatie marocaine a également souligné l’importance de la coopération internationale pour favoriser une désescalade au Moyen-Orient et permettre la reprise d’un processus politique crédible.
Il a notamment évoqué l’adhésion du Maroc au Conseil de paix, présentée comme une contribution aux initiatives internationales visant à protéger les populations civiles et à rétablir les conditions du dialogue.
À New York, Rabat réaffirme ainsi sa volonté d’associer ses engagements au sein de l’OCI à une action diplomatique plus large, avec pour objectif déclaré un règlement politique garantissant les droits des Palestiniens et la sécurité des peuples de la région.