Réunis sous la présidence de Nasser Bourita, les ministres des Affaires étrangères du Processus des États africains atlantiques ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération économique, énergétique et sécuritaire. Quatre ans après son lancement à Rabat, l’initiative entre dans une nouvelle phase axée sur la concrétisation de ses objectifs.
New York, le 25 septembre 2026. Le Processus des États africains atlantiques (PEAA) a tenu vendredi sa huitième réunion ministérielle à New York, sous la présidence du chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita. Organisée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, cette rencontre a été consacrée au renforcement de la coopération entre les pays africains riverains de l’Atlantique et à l’accélération des projets engagés dans ce cadre.
Après les réunions de Cotonou, en juillet 2026, et du Cap-Vert, en mai 2025, les ministres ont réaffirmé leur attachement à l’initiative lancée à Rabat en juin 2022, sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Celle-ci vise à faire de la façade atlantique africaine un espace de coopération économique, d’intégration régionale et de concertation stratégique.
Faire de l’Atlantique un levier de développement
Dans son intervention, Nasser Bourita a plaidé pour une coopération reposant sur la convergence des intérêts et une gouvernance collective. L’objectif affiché est de permettre aux États africains atlantiques de peser davantage dans les mécanismes de coopération et de gouvernance du bassin atlantique.
Le ministre a mis en avant les possibilités offertes par cet espace maritime, tant sur le plan des infrastructures et de l’énergie que dans les domaines du commerce, de la sécurité et du développement durable.
Selon lui, les quatre années écoulées depuis le lancement du processus ont permis de renforcer les perspectives d’intégration régionale. Il a toutefois insisté sur la nécessité de fédérer les efforts des États participants afin de répondre aux défis communs et de tirer parti des possibilités de coopération.
Passer des engagements à leur mise en œuvre
Au-delà des orientations diplomatiques, la réunion de New York a mis l’accent sur la concrétisation des objectifs du partenariat.
Dans leur déclaration finale, les ministres ont renouvelé leur adhésion aux principes énoncés dans la Déclaration de Rabat du 8 juin 2022. Ils ont également appelé à accélérer la mise en œuvre des activités prévues, en privilégiant la concertation, la coordination et la complémentarité des politiques nationales.
Nasser Bourita a souligné, à cet égard, que la réussite du processus nécessitait une mobilisation dépassant les seuls ministères des Affaires étrangères. L’implication des départements chargés notamment des infrastructures, de l’énergie et du développement économique est appelée à jouer un rôle central dans la réalisation des projets communs.
Une ambition africaine à l’échelle du bassin atlantique
L’initiative défendue par Rabat repose sur l’idée que les pays africains de la façade atlantique peuvent renforcer leur influence internationale en coordonnant davantage leurs politiques et leurs investissements.
Elle associe ainsi deux dimensions : l’intégration économique d’un espace disposant d’importantes ressources et la recherche de réponses communes aux défis sécuritaires et de développement.
La huitième réunion ministérielle avait été préparée par une rencontre des hauts fonctionnaires, tenue le 15 juillet, consacrée à l’examen des documents de travail et des décisions soumises aux ministres.
Avec la déclaration adoptée à New York, les États participants réaffirment leur volonté de poursuivre ce partenariat. Son évolution dépendra désormais de la traduction des engagements diplomatiques en projets opérationnels et de la capacité des pays concernés à coordonner leurs priorités nationales.