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Conseil de sécurité de l’ONU : le Maroc présente ses ambitions pour le mandat 2028-2029

26 septembre 2026 - 10:07

À New York, Nasser Bourita a exposé les priorités de la candidature marocaine à un siège non permanent au Conseil de sécurité. Le ministre des Affaires étrangères a notamment mis en avant les initiatives du Royaume en Afrique, la sécurité maritime, le développement et la prévention des conflits.

New York, le 26 septembre 2026. Le Maroc entend s’appuyer sur son expérience diplomatique et ses initiatives régionales pour soutenir sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2028-2029. C’est le message porté vendredi par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Devant la presse, le chef de la diplomatie marocaine a présenté cette candidature comme le prolongement de la politique étrangère conduite sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Il a cité le changement climatique, le développement, la lutte contre le terrorisme et les grandes crises régionales parmi les dossiers sur lesquels le Royaume souhaite faire valoir son approche.

L’élection des membres non permanents concernés se tiendra en juin 2027.

Les initiatives africaines au cœur de la candidature

Pour illustrer les orientations de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita est revenu sur plusieurs initiatives présentées cette semaine à New York.

Il a notamment évoqué l’ouverture à la signature de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats. Porté par le Maroc, cet instrument juridique a été signé par plusieurs pays africains, selon le ministre.

Autre dossier mis en avant : le Processus des États africains atlantiques (PEAA), dont la huitième réunion ministérielle s’est tenue vendredi à New York. Nasser Bourita a estimé que cette initiative avait atteint un nouveau stade de développement, avec une implication accrue des pays participants.

Sécurité maritime : de nouvelles réunions au Gabon, à Cabo Verde et au Maroc

Les prochaines étapes du PEAA commencent à se préciser. Le Gabon s’est engagé à accueillir une réunion consacrée à la pêche dans l’espace atlantique africain, tandis que Cabo Verde doit organiser un atelier réunissant experts et acteurs de la sécurité maritime.

Le Maroc accueillera, pour sa part, la neuvième réunion ministérielle du Processus.

Pour Nasser Bourita, cette coopération vise à structurer davantage l’espace atlantique africain, à l’heure où les tensions géopolitiques et les conflits perturbent les échanges commerciaux et la navigation maritime.

Développement et lutte contre les discours de haine

La participation marocaine à l’Assemblée générale a également été marquée par une initiative consacrée au financement du développement. Lors d’une rencontre coorganisée avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Rabat a mis l’accent sur les partenariats entre secteurs public et privé comme instruments de mobilisation des investissements.

Le ministre a par ailleurs rappelé la coprésidence par le Maroc, aux côtés du secrétaire général de l’ONU et du président de l’Assemblée générale, d’une conférence mondiale consacrée à la lutte contre les discours de haine.

Organisée avec le Bureau des Nations unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger ainsi qu’avec l’Alliance des civilisations, cette rencontre a porté sur le dialogue interreligieux, la tolérance et la cohésion sociale.

À travers ces différentes initiatives, Rabat souhaite présenter sa candidature au Conseil de sécurité autour de plusieurs priorités : la coopération africaine, la prévention des conflits, la sécurité maritime et le développement.

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