En marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie marocaine a présenté les positions exprimées par plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et des Caraïbes, ainsi que par l’Arménie, à l’approche des discussions d’octobre au Conseil de sécurité.
New York, le 26 septembre 2026. Le Maroc a profité de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU pour poursuivre ses démarches diplomatiques autour de la question du Sahara. Vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a fait état de nouvelles prises de position internationales favorables à la souveraineté revendiquée par Rabat et à son initiative d’autonomie.
Selon le ministre, plusieurs pays de différents continents ont exprimé ou réaffirmé leur soutien à la position marocaine. Il estime que cette évolution témoigne d’une dynamique diplomatique qui se manifeste désormais aussi bien dans les relations bilatérales qu’au sein des instances multilatérales.
Ces annonces interviennent à quelques semaines des prochaines réunions du Conseil de sécurité consacrées au Sahara, prévues en octobre.
Le Pérou, le Chili et la Bolivie précisent leurs positions
Nasser Bourita a notamment mis en avant les annonces de plusieurs pays latino-américains.
Le Pérou a décidé de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara et d’ouvrir un consulat à Dakhla. La Bolivie a, pour sa part, réaffirmé sa position favorable au Maroc et exprimé sa disposition à ouvrir un bureau commercial dans les provinces du Sud.
Le Chili a également reconnu la souveraineté du Maroc sur le territoire et annoncé son intention de renforcer ses relations bilatérales avec Rabat sur cette nouvelle base, selon le chef de la diplomatie marocaine.
Le Panama, membre non permanent du Conseil de sécurité, a réitéré son soutien à la position marocaine, en précisant que la compétence de son ambassade à Rabat couvre l’ensemble du territoire revendiqué par le Royaume, y compris le Sahara.
Maurice, la Jamaïque et l’Arménie soutiennent l’initiative d’autonomie
Le ministre a également évoqué l’évolution des positions de la République de Maurice et de la Jamaïque, qui considèrent désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine comme une solution crédible au différend.
L’Arménie a, elle aussi, exprimé son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie. Nasser Bourita a rappelé la lettre adressée au roi Mohammed VI par le Premier ministre arménien, dans laquelle celui-ci souligne l’importance du plan marocain et sa contribution possible au renforcement de l’unité territoriale du Royaume.
Ces différentes prises de position s’inscrivent, selon Rabat, dans une dynamique diplomatique que les autorités marocaines entendent consolider au sein des Nations unies.
Les discussions d’octobre en ligne de mire
Pour Nasser Bourita, les soutiens annoncés à New York constituent un signal à l’approche des prochaines consultations du Conseil de sécurité. Le ministre considère que la multiplication de ces prises de position contribue à renforcer la place du plan d’autonomie marocain dans les discussions internationales.
Le différend sur le Sahara demeure toutefois inscrit dans le processus politique conduit sous l’égide des Nations unies. Le Maroc défend une autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Front Polisario revendique l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Les réunions d’octobre constitueront une nouvelle étape dans ce processus, alors que Rabat poursuit ses efforts pour élargir les soutiens diplomatiques à sa proposition d’autonomie.