>

Tanger : deux nouveaux placements en détention dans l’enquête sur les bulletins électoraux

29 septembre 2026 - 09:28

L’enquête sur des bulletins de vote soupçonnés d’avoir été falsifiés au centre électoral de l’établissement Al-Qods, à Tanger, continue de s’élargir. Le directeur d’un établissement hôtelier et le surveillant général d’un établissement scolaire ont été placés en détention, tandis que le maire de Tanger, Mounir Limouri, a été placé en garde à vue dans le cadre des investigations.

L’affaire, ouverte à la suite des incidents survenus lors du scrutin législatif du 23 septembre dans la circonscription de Tanger-Assilah, concerne désormais plusieurs responsables de bureaux de vote ainsi que d’autres personnes dont les noms sont apparus au cours de l’enquête.

Selon les informations disponibles, le directeur d’un établissement hôtelier de Tanger a été placé en détention lundi après que le parquet a décidé de le poursuivre en état d’arrestation pour des faits présumés d’« effacement de traces d’un crime dans le but d’entraver l’enquête ». Il avait auparavant été poursuivi en liberté après avoir été entendu au début de l’affaire.

Son nom serait apparu dans les investigations en raison d’informations relatives à des réunions électorales du Parti authenticité et modernité (PAM) qui se seraient tenues dans son établissement avant le scrutin.

Un responsable scolaire également placé en détention

La procédure concerne également le surveillant général d’un établissement scolaire, qui exerçait parallèlement des responsabilités dans la campagne du candidat tête de liste du PAM dans la circonscription de Tanger-Assilah.

Déjà interpellé dans le cadre de l’enquête et placé en garde à vue, il est poursuivi notamment pour participation présumée à la falsification d’un document public, corruption et atteinte au déroulement des opérations électorales.

L’enquête avait initialement conduit à l’interpellation de cinq suspects et à leur placement en garde à vue, comme l’avait annoncé le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger. Les investigations se sont depuis poursuivies et élargies à d’autres personnes au fur et à mesure de l’exploitation des éléments recueillis.

Le maire de Tanger placé en garde à vue

Autre développement majeur dans ce dossier : Mounir Limouri, maire de Tanger et responsable provincial du PAM, a été placé en garde à vue lundi 28 septembre dans le cadre de l’enquête préliminaire portant sur les soupçons d’irrégularités lors du scrutin dans la circonscription de Tanger-Assilah.

Après plusieurs heures d’audition par la police judiciaire, il a été conduit au service préfectoral de la police judiciaire de Tanger pour la poursuite des investigations.

À ce stade, les faits reprochés aux différentes personnes concernées restent soumis à l’enquête et à la procédure judiciaire en cours. Les investigations doivent notamment permettre de déterminer les responsabilités éventuelles dans l’affaire des bulletins électoraux du centre de vote d’Al-Qods.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *