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Maroc : les recettes touristiques frôlent les 98 milliards de dirhams à fin août 2026

03 octobre 2026 - 10:12

Le tourisme continue de conforter sa place parmi les principales sources de devises du Maroc. À fin août 2026, les recettes de voyages ont atteint 97,926 milliards de dirhams, en hausse de 9,7 % sur un an. Le solde excédentaire des voyages dépasse désormais 74,6 milliards de dirhams, tandis que les investissements directs étrangers connaissent, eux aussi, une forte accélération.

Les recettes générées par les voyages au Maroc ont poursuivi leur progression durant les huit premiers mois de 2026. Selon les dernières données de l’Office des changes, elles se sont élevées à 97,926 milliards de dirhams à fin août, contre un niveau inférieur de 9,7 % durant la même période de 2025.

Cette évolution confirme la dynamique du secteur touristique, soutenue notamment par l’augmentation des flux internationaux et le renforcement de la connectivité aérienne du Royaume. Durant les sept premiers mois de l’année, les aéroports marocains ont accueilli plus de 22,28 millions de passagers, soit une progression de 8,77 % sur un an. Le trafic international a représenté près de 19,9 millions de voyageurs.

Marrakech demeure l’une des principales portes d’entrée du tourisme international. Son aéroport a accueilli plus de 6,4 millions de passagers entre janvier et juillet, derrière Casablanca-Mohammed V, qui en a enregistré près de 6,95 millions. Agadir, Tanger et Rabat affichent également des volumes importants.

Un excédent touristique de 74,6 milliards de dirhams

La hausse des recettes s’accompagne d’une progression plus modérée des dépenses de voyages des Marocains à l’étranger. Celles-ci ont augmenté de 6,6 % pour atteindre 23,305 milliards de dirhams, contre 21,865 milliards un an auparavant.

La balance des voyages dégage ainsi un excédent de 74,621 milliards de dirhams, en amélioration de 10,8 % par rapport à fin août 2025.

Au-delà du seul indicateur touristique, cet excédent revêt une importance particulière pour les équilibres extérieurs du Royaume. Les entrées de devises générées par le tourisme contribuent, avec les exportations de biens et les transferts des Marocains résidant à l’étranger, à alimenter les ressources extérieures de l’économie marocaine.

La progression des recettes intervient parallèlement à une augmentation soutenue du trafic aérien. Après un record de 36,3 millions de passagers en 2025, plusieurs plateformes marocaines ont enregistré des pics historiques durant l’été 2026. Marrakech-Menara a notamment dépassé les 30.000 voyageurs sur une seule journée, tandis que Casablanca-Mohammed V a franchi ponctuellement le seuil de 46.000 passagers.

Cette pression croissante sur les infrastructures explique en partie les investissements engagés dans le cadre de la stratégie « Aéroports 2030 », qui prévoit l’extension des capacités et la modernisation des principales plateformes du pays. À Marrakech, la capacité programmée doit ainsi passer de 8 à 16 millions de passagers, tandis que celle de Casablanca-Mohammed V est appelée à atteindre 35 millions.

Forte accélération des investissements étrangers

Les indicateurs publiés par l’Office des changes font également ressortir une évolution particulièrement favorable des investissements directs étrangers (IDE).

À fin août, les recettes d’IDE au Maroc ont progressé de 17 % pour atteindre 47,318 milliards de dirhams. Dans le même temps, les dépenses correspondantes ont diminué de 33,9 %, à 12,984 milliards.

Résultat : le flux net des investissements directs étrangers atteint 34,334 milliards de dirhams, soit une hausse de 65 % par rapport aux huit premiers mois de 2025.

Les investissements directs marocains à l’étranger suivent une évolution différente. Leur flux net s’est établi à 6,667 milliards de dirhams, contre 2,358 milliards à fin août 2025.

Pris ensemble, ces indicateurs dessinent une dynamique favorable des entrées extérieures : progression des recettes touristiques, excédent élevé de la balance des voyages et forte hausse du flux net des investissements étrangers. Pour le tourisme marocain, le prochain enjeu sera moins seulement d’accroître les volumes que de convertir la hausse de la fréquentation en davantage de recettes par visiteur, d’investissements et de valeur ajoutée locale, tout en adaptant les infrastructures à une demande internationale en pleine expansion.

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