À la suite des frappes israéliennes sur Doha qui ont suscité une vague de condamnations internationales, l’Allemagne a annoncé son soutien à la déclaration franco-saoudienne en faveur de la solution à deux États. Ce ralliement marque une évolution diplomatique importante, même si Berlin ne reconnaît pas encore un État palestinien.
Le gouvernement allemand a confirmé son appui au texte porté conjointement par la France et l’Arabie saoudite, connu sous le nom de « Déclaration de New York ». Cette initiative, qui doit être présentée à l’Assemblée générale des Nations unies, réaffirme la perspective d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, avec pour objectif de réinscrire la solution à deux États au cœur des discussions diplomatiques.
Selon les informations publiées par Bloomberg et reprises par plusieurs médias européens et arabes, Berlin a décidé de rejoindre la liste des soutiens après de longues consultations internes. Le ministère des Affaires étrangères a insisté sur le fait que l’engagement de l’Allemagne en faveur d’Israël reste intact, tout en rappelant que la stabilité régionale passe par la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien.
Ce positionnement intervient dans un contexte de tensions accrues. Les frappes attribuées à Israël contre Doha, condamnées par le Conseil de sécurité de l’ONU et même par les États-Unis, ont renforcé la pression internationale pour relancer un processus de paix. Plusieurs pays européens, dont l’Espagne et la Norvège, ont déjà reconnu l’État palestinien, tandis que le Royaume-Uni a averti qu’il prendrait une décision similaire si aucune avancée n’était réalisée.
L’appui de Berlin au texte franco-saoudien ne signifie pas encore une rupture avec Washington ou Jérusalem. L’Allemagne, fidèle alliée d’Israël, cherche plutôt à se repositionner dans un consensus international qui gagne en ampleur. Pour de nombreux observateurs, ce pas marque toutefois un tournant, car il démontre que même les partenaires traditionnels d’Israël considèrent désormais indispensable de réaffirmer, au plus haut niveau, la nécessité d’un horizon politique pour les Palestiniens.