Les déclarations de l’un des proches conseillers de Donald Trump confirment un alignement stratégique sur l’agenda marocain. L’ouverture annoncée d’une représentation américaine à Dakhla et le soutien affiché au discours royal inscrivent la question du Sahara dans une dynamique internationale assumée.
L’intervention de Massad Boulos, conseiller influent de Donald Trump, marque un tournant diplomatique qui dépasse la simple communication. L’annonce d’un projet de consulat américain à Dakhla s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance opérée sous l’administration Trump. Cette orientation révèle une conviction durable au sein d’une partie de l’appareil politique américain : le Sahara marocain relève d’une souveraineté claire et d’une issue politique structurée.
Le conseiller évoque un message direct de l’ancien président : installer une représentation américaine au sud du Royaume et accompagner une solution définitive. Cette position rejoint l’élan suscité par le dernier discours royal, décrit comme un moment charnière pour la région. L’appel du Souverain à clore un différend hérité de plus d’un demi-siècle trouve un écho dans plusieurs capitales qui voient dans le plan d’autonomie un cadre viable et crédible.
Boulos met également en avant une séquence internationale décisive. Le Conseil de sécurité s’apprête à se prononcer sur l’avenir de la MINURSO et sur les paramètres d’un règlement stabilisateur. La présence américaine dans ce contexte donne un poids supplémentaire à l’approche marocaine, déjà confirmée par les soutiens européens, africains et arabes.
La séquence intègre aussi la dimension régionale. Lors d’une visite à Alger, le conseiller de Trump affirme avoir perçu une disposition favorable à une amélioration des relations avec Rabat. Il évoque des échanges directs avec le président Abdelmadjid Tebboune et souligne l’intérêt d’un dialogue pragmatique entre les deux capitales. Il identifie toutefois un décalage entre les signaux politiques en coulisses et le ton adopté par certains médias algériens. Cette divergence illustre les résistances internes à une évolution apaisée.
Le message principal reste géopolitique. Le Maroc consolide ses alliances sans dépendance. La relation avec les États-Unis gagne en cohérence grâce à un positionnement africain, méditerranéen et atlantique de longue portée. L’influence du Royaume s’appuie sur une diplomatie active, une stabilité institutionnelle et une vision portée par le discours royal. Cette crédibilité attire des partenaires comme la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et plusieurs institutions européennes qui voient en Rabat un acteur structurant pour la région.
Boulos exprime un optimisme assumé quant à l’issue du dossier saharien. Il insiste sur l’importance d’un règlement durable fondé sur l’autonomie sous souveraineté marocaine. Cette orientation rejoint l’évolution progressive de nombreux États africains et latino-américains. Le soutien américain, réaffirmé à travers un projet concret à Dakhla, agit comme accélérateur diplomatique.
Le Sahara marocain s’impose désormais comme un espace de projection économique, sécuritaire et institutionnelle. L’ouverture annoncée d’une représentation américaine contribue à cette dynamique en renforçant la légitimité d’une solution portée par le Royaume et soutenue par une large coalition internationale.