La Chambre des crimes financiers de la Cour d’appel de Rabat a prononcé ce lundi une peine de douze années de prison ferme contre Daniel Ziouziou, ancien directeur régional de l’Union Marocaine des Banques (UBM). Le verdict inclut également une amende de 100 000 dirhams ainsi qu’un dédommagement de 320 millions de dirhams.
Figure influente du paysage bancaire local, Ziouziou avait occupé, en parallèle de ses fonctions, le poste de sixième vice-président du conseil communal. L’enquête judiciaire a révélé une implication directe dans un vaste mécanisme d’appropriation illégale de fonds appartenant à des clients de la banque, au moyen de procédés jugés opaques et manoeuvrés sur une période prolongée.
Les autorités l’avaient interpellé dans son bureau de l’agence de Tétouan il y a plus d’un an, avant son transfert vers Rabat pour les besoins de l’instruction. Les investigations menées par les services compétents ont conduit à sa mise en examen pour détournement de fonds et dissipation de biens publics, deux chefs d’inculpation au cœur du réquisitoire.
Le jugement rendu ce lundi marque une étape importante dans un dossier suivi de près par l’opinion publique, en raison du profil de l’accusé et de l’ampleur des sommes en jeu. Il s’inscrit également dans un contexte de vigilance accrue face aux infractions financières affectant la confiance dans les institutions bancaires et la gestion locale.