Sans intervenir directement sur le terrain militaire, la Russie apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires du conflit entre les États-Unis et l’Iran. C’est la lecture avancée par The Times, qui estime que Vladimir Putin sort renforcé de cette crise régionale.
Le premier bénéfice pour Moscou réside dans la hausse spectaculaire des prix du pétrole, provoquée par les perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie et les tensions autour du détroit d’Ormuz.
Cette flambée des cours renforce considérablement les recettes russes liées aux exportations énergétiques, malgré les sanctions occidentales toujours en vigueur.
Par ailleurs, plusieurs analyses évoquent un resserrement du partenariat stratégique entre Moscou et Téhéran, notamment à travers un soutien en matière de renseignement et d’assistance technique.
Sur le plan diplomatique, le conflit a également accentué certaines divisions entre alliés occidentaux, offrant à Moscou une opportunité supplémentaire de consolider son influence sur la scène internationale.
Pour le quotidien britannique, la guerre a ainsi permis au Kremlin de transformer une crise régionale en levier stratégique majeur.