Le gouvernement britannique a confirmé son intention de limiter l’accès des mineurs de moins de 16 ans aux réseaux sociaux, face aux inquiétudes croissantes sur le temps passé en ligne par les enfants et les adolescents ainsi que sur les effets des plateformes sur leur santé mentale.
Le Royaume-Uni se dirige vers de nouvelles restrictions concernant l’accès des mineurs de moins de 16 ans aux réseaux sociaux, dans un contexte de débat croissant sur l’exposition numérique des jeunes.
La décision a été annoncée au Parlement par la secrétaire d’État à l’Éducation, Olivia Bailey, dans le cadre de l’examen du projet de loi sur le bien-être des enfants et les écoles.
Le débat s’est intensifié après un désaccord entre la Chambre des communes et la Chambre des lords sur l’ampleur des limitations à imposer.
Les lords ont adopté un amendement réclamant une interdiction stricte de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, alors que le gouvernement travailliste souhaitait initialement attendre les résultats d’une consultation publique attendue cet été.
Face à cette pression parlementaire, l’Exécutif a finalement accepté le principe d’une restriction afin de permettre l’adoption du texte et sa ratification avant la fin de l’année.
La ministre de l’Éducation, Bridget Phillipson, a justifié cette orientation.
« Je m’inquiète de ce à quoi les jeunes sont exposés sur internet. Je m’inquiète aussi du temps qu’ils passent connectés et des mécanismes addictifs qui les maintiennent en ligne », a-t-elle déclaré sur Times Radio.
« Nous allons agir. Bien sûr que nous allons agir », a-t-elle insisté.
Avec cette évolution, le Royaume-Uni pourrait rejoindre des pays comme l’Australie, l’Espagne ou la France, où des mesures similaires sont déjà appliquées ou sérieusement envisagées.
Du côté de l’opposition conservatrice, Laura Trott a salué ce qu’elle considère comme « une avancée majeure pour la sécurité des enfants ».
Le débat pose une question devenue centrale en Europe : jusqu’où les gouvernements doivent-ils intervenir dans l’usage des grandes plateformes numériques par les mineurs ?