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À l’ONU, le Maroc plaide pour une gouvernance migratoire solidaire et concertée

08 mai 2026 - 15:23

Le Maroc a appelé, jeudi devant l’Assemblée générale des Nations unies, à renforcer la gouvernance internationale concertée des questions migratoires, fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et le respect des droits des migrants.

S’exprimant au nom du Royaume lors de la séance plénière du deuxième Forum d’examen des migrations internationales, tenu du 5 au 8 mai au siège des Nations unies, le directeur des Questions globales au ministère des Affaires étrangères, Ismail Chekkori, a souligné l’importance de cette échéance quadriennale pour consolider l’engagement international autour des 23 objectifs du Pacte de Marrakech pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Le responsable marocain a rappelé, à cette occasion, le message adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors de la Conférence internationale ayant adopté le Pacte mondial sur les migrations en 2018 à Marrakech, dans lequel le Souverain soulignait que « le Pacte mondial n’est pas une fin en soi » et qu’il « ne prend tout son sens qu’à travers sa mise en œuvre effective ».

Dans le prolongement des Hautes Orientations Royales, Ismail Chekkori a affirmé que le Maroc poursuit son engagement actif dans l’application concrète des objectifs du Pacte de Marrakech, en misant notamment sur « le leadership par l’exemple » et le partage des bonnes pratiques dans le cadre du Réseau des pays champions de la migration, que le Royaume a présidé en 2023.

Selon le représentant marocain, l’examen actuel du Pacte ne constitue pas un simple exercice procédural, mais une véritable occasion de présenter le bilan des réalisations concrètement accomplies par le Royaume ainsi que ses nouveaux engagements en perspective du prochain cycle d’évaluation.

Il a, dans ce cadre, mis en avant plusieurs axes structurants de la politique migratoire marocaine, notamment la gestion humanisée des frontières, l’accès des migrants aux services essentiels — santé, éducation, emploi et entrepreneuriat —, ainsi que le développement de données et d’indicateurs permettant l’élaboration de politiques migratoires à la fois réalistes et prospectives.

Le Maroc défend également, a-t-il souligné, un narratif positif autour de la migration, considérée non comme une menace, mais comme un levier de développement partagé et de coopération internationale.

Ismail Chekkori a indiqué que cette approche a permis au Royaume de développer plus d’une centaine de bonnes pratiques reconnues par plusieurs organisations et institutions internationales spécialisées dans les questions migratoires.

Le responsable marocain a par ailleurs insisté sur le fait que le Maroc, en tant que pays d’origine, de transit et de destination, demeure conscient que les réponses purement nationales, même efficaces, restent insuffisantes sans coordination sous-régionale, stratégies continentales et partenariats internationaux solides.

Il a rappelé à ce propos l’importance de l’Agenda africain sur les migrations porté par le Maroc sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, en sa qualité de Leader de l’Union africaine sur les questions migratoires.

En conclusion, le représentant du Royaume a souligné que cette révision du Pacte mondial devait permettre de renforcer le consensus international autour d’une gouvernance migratoire solidaire plaçant les droits des migrants et de leurs communautés au cœur des politiques internationales.

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