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Maroc : le gouvernement prêt à revoir certains critères du soutien social direct

17 juin 2026 - 09:28

Le gouvernement marocain se dit prêt à réviser, voire à supprimer, certains critères utilisés pour déterminer l’éligibilité au programme de soutien social direct si ceux-ci s’avèrent contraires aux objectifs d’équité et de justice sociale. C’est ce qu’a affirmé Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, lors de l’examen du projet de loi modifiant le dispositif de soutien social direct devant la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants.

Réagissant aux critiques visant certains indicateurs utilisés dans le système de ciblage, notamment ceux liés à la possession d’un téléphone portable, Lekjaa a assuré que l’exécutif restait ouvert à toute amélioration permettant de mieux identifier les ménages réellement vulnérables. « Si un indicateur se révèle injuste ou prive des familles de leurs droits, nous sommes prêts à le supprimer », a-t-il indiqué.

Le ministre a appelé à éviter les généralisations, soulignant qu’il serait erroné de prétendre que toutes les familles éligibles bénéficient déjà du programme, tout comme il serait inexact d’affirmer que les millions de ménages actuellement aidés ne méritent pas ce soutien. Il a rappelé que de nombreuses familles vivent dans des situations de grande précarité, notamment celles prenant en charge des enfants en situation de handicap ou confrontées à des conditions socio-économiques particulièrement difficiles.

Selon Lekjaa, le chantier du soutien social direct a atteint une phase avancée, avec près de quatre millions de familles bénéficiaires à travers le Royaume. Il s’inscrit dans le cadre du vaste projet royal de généralisation de la protection sociale, considéré comme l’une des réformes structurantes du Maroc contemporain.

Le responsable gouvernemental a également expliqué que l’indice social actuellement utilisé représente une avancée significative par rapport aux anciens mécanismes fondés sur les certificats de précarité. Le système actuel repose principalement sur des indicateurs liés aux dépenses et au niveau de vie des ménages, dans l’attente d’un modèle plus précis accordant une place plus importante aux revenus réels.

À l’issue des débats, la Chambre des représentants a adopté à la majorité le projet de loi modifiant et complétant le dispositif du soutien social direct, avec 65 voix pour et 30 contre.

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