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Le G7 appelle les géants du numérique à mieux protéger les mineurs en ligne

17 juin 2026 - 19:07

Les pays du G7 ont appelé mercredi les grandes entreprises technologiques à renforcer la protection des mineurs sur internet, alors que l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle alimente les inquiétudes concernant la sécurité numérique des enfants et des adolescents.

La déclaration commune a été adoptée à l’issue du sommet d’Évian, dans l’est de la France, avec le soutien du Brésil, de la Corée du Sud, de l’Égypte, de l’Inde et du Kenya.

« Nous appelons les fournisseurs de services numériques à développer et à mettre en œuvre des technologies et des systèmes garantissant des expériences sûres, sécurisées et adaptées à chaque âge », indique le texte final.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays occidentaux durcissent leur approche concernant l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a récemment annoncé l’interdiction de ces plateformes aux moins de 16 ans au Royaume-Uni, tandis que la France examine également des mesures similaires.

L’IA au cœur des préoccupations

Le sujet a occupé une place centrale lors des échanges entre les dirigeants du G7 et plusieurs responsables d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle venus d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Inde et du Japon.

La présence de Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, a particulièrement retenu l’attention. L’entreprise américaine se trouve au cœur des débats sur la gouvernance de l’IA après les restrictions imposées par Washington à certaines versions avancées de ses modèles pour des raisons de sécurité nationale.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a plaidé pour un partenariat renforcé entre les États-Unis et l’Union européenne afin de garantir un accès sécurisé aux technologies d’intelligence artificielle les plus performantes.

De son côté, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a averti que les transitions numérique et énergétique ne devaient pas reproduire les déséquilibres économiques qui concentrent les bénéfices de l’innovation entre les mains d’un nombre limité d’acteurs.

Une agenda élargi

Au-delà des questions numériques, les dirigeants du G7 se sont engagés à réduire leur dépendance à la Chine pour l’approvisionnement en minerais critiques et ont annoncé la création d’un réseau portuaire international destiné à renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Les discussions ont également porté sur les grands dossiers géopolitiques. Les participants ont salué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le qualifiant d’« opportunité historique », tout en appelant à une pression accrue sur la Russie afin de favoriser une issue au conflit en Ukraine.

Le sommet s’est achevé sur une rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump au château de Versailles, symbole d’un G7 dominé par les défis de l’intelligence artificielle, de la sécurité numérique et des équilibres géopolitiques mondiaux.

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