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Les États-Unis étendent le contrôle des réseaux sociaux aux journalistes étrangers et à de nouveaux demandeurs de visa

07 août 2026 - 12:40

L’administration du président Donald Trump poursuit le durcissement de sa politique migratoire en élargissant le contrôle des réseaux sociaux des ressortissants étrangers sollicitant un visa pour entrer aux États-Unis. Désormais, cette procédure concernera également les journalistes étrangers ainsi que certaines catégories de travailleurs originaires du Canada et du Mexique, en plus des étudiants et des participants aux programmes d’échanges déjà soumis à ce dispositif.

Le Département d’État affirme que cette politique de « vérification de la présence en ligne » vise à s’assurer que les candidats remplissent les conditions prévues par la législation américaine et qu’ils ne représentent aucun risque pour la sécurité nationale ou l’ordre public.

L’empreinte numérique devient un critère migratoire

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à intégrer l’activité numérique des demandeurs dans l’évaluation des dossiers de visa.

Depuis plusieurs mois déjà, les étudiants étrangers et les candidats à certains visas d’échange doivent rendre publics leurs profils sur les réseaux sociaux afin de permettre leur examen par les autorités consulaires. Cette exigence est désormais étendue aux correspondants de presse étrangers appelés à travailler aux États-Unis.

Le Département d’État n’a pas précisé la date exacte d’entrée en vigueur de cette extension, mais souligne que les agents consulaires disposent de plusieurs outils destinés à détecter d’éventuelles fraudes ou menaces pour la sécurité américaine.

Des inquiétudes pour les libertés publiques

Plusieurs organisations de défense des droits civiques dénoncent cette politique, estimant qu’elle porte atteinte au respect de la vie privée et risque d’affecter la liberté d’expression des journalistes, chercheurs ou étudiants étrangers.

Ces associations rappellent que l’administration Trump a déjà pris en compte des publications sur les réseaux sociaux pour annuler ou refuser certains visas dans le cadre de sa politique de sécurité nationale.

Une politique migratoire toujours plus stricte

L’élargissement du contrôle numérique intervient alors que Washington multiplie les mesures visant à renforcer le filtrage des demandes de visa, à accroître les contrôles de sécurité et à limiter la durée de certains séjours, notamment pour les journalistes étrangers.

Pour le secrétaire d’État Marco Rubio, l’obtention d’un visa américain demeure « un privilège et non un droit », une doctrine qui continue de guider la politique migratoire de l’administration Trump.

Avec cette nouvelle mesure, les autorités américaines confirment une évolution de fond : l’activité numérique des candidats devient désormais un élément central dans l’évaluation de leur admissibilité sur le territoire des États-Unis.

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