Des journalistes et médias d’Espagne, du Brésil, du Portugal, du Mexique et du Honduras recevront lundi à Madrid les Prix internationaux Roi d’Espagne de journalisme. Cette 43e édition distingue des travaux consacrés à la désinformation, aux migrations, aux conflits et aux nouvelles formes de récit journalistique.
Madrid accueille ce lundi la cérémonie des Prix internationaux Roi d’Espagne de journalisme, l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde ibéro-américain. Organisés par l’Agence EFE et l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), ces prix récompensent depuis 1983 des travaux marqués par la qualité de l’information et le service public.
Le roi Felipe VI remettra les récompenses à la Casa de América lors d’une cérémonie consacrée cette année aux grands défis contemporains : guerres, migrations, désinformation, crise climatique et transformation numérique des médias.
L’organisation brésilienne de vérification Aos Fatos a été désignée meilleur média ibéro-américain pour son travail contre les fausses informations et les contenus nuisibles diffusés sur les réseaux sociaux.
Les journalistes espagnols Aimar Bretos et Víctor Olazábal, de la Cadena SER, seront récompensés pour leur podcast Asistolia, la muerte desde dentro, consacré à la fin de vie et au rapport à la mort.
Le reportage portugais País de Incendiários, réalisé par Sofia da Palma et Manuel Bivar, reçoit le prix environnemental pour son enquête sur les incendies qui frappent régulièrement le Portugal.
Dans la catégorie Coopération internationale et Action humanitaire, le projet Río Bravo: el caudal de los mil migrantes muertos retrace les drames migratoires à la frontière entre le Mexique et les États-Unis.
Le prix culturel revient à la revue hondurienne Contracultura, saluée pour son choix de défendre l’édition papier à l’ère de l’intelligence artificielle.
Enfin, le photographe espagnol Óscar Corral est récompensé pour son image des conséquences des inondations de Valence en 2024.
La cérémonie rendra également hommage à la délégation de l’Agence EFE à Jérusalem, représentée par María Traspaderne, pour sa couverture de la guerre à Gaza dans des conditions particulièrement difficiles.
Au-delà des distinctions individuelles, cette édition met en lumière un journalisme qui continue de documenter les crises du monde tout en résistant aux pressions, aux conflits et à la désinformation.