Bogota. L’avocat et homme d’affaires Abelardo de la Espriella a remporté l’élection présidentielle colombienne, mettant fin au premier gouvernement de gauche de l’histoire récente du pays.
Âgé de 47 ans, le nouveau président s’est imposé de justesse face au candidat de gauche Iván Cepeda dans un contexte marqué par la dégradation de la sécurité et la recrudescence des violences armées.
Soutenu par le président américain Donald Trump, De la Espriella incarne une droite dure favorable à l’autorité, au renforcement des forces de sécurité et à une coopération étroite avec Washington.
Une victoire du discours sécuritaire
La campagne présidentielle a été dominée par les questions de sécurité, alors que la Colombie connaît une reprise des activités des groupes armés et du narcotrafic.
Le nouveau président promet une politique de fermeté contre les organisations criminelles et critique la stratégie de dialogue engagée par le président sortant Gustavo Petro.
Son discours rappelle celui d’autres dirigeants conservateurs de la région, comme le Salvadorien Nayib Bukele ou l’Argentin Javier Milei.
Un pays profondément divisé
La victoire du nouveau président a suscité des célébrations dans plusieurs villes mais également des manifestations de l’opposition.
Ses détracteurs dénoncent ses prises de position radicales, ses déclarations controversées et ses propositions sécuritaires très dures.
Ses partisans, au contraire, estiment qu’il représente une réponse aux préoccupations liées à l’insécurité, à la violence et à la crise économique.
Un tournant politique en Amérique latine
L’élection de De la Espriella confirme l’émergence d’une nouvelle droite conservatrice en Amérique latine, portée par les thèmes de l’autorité, de la sécurité et de la lutte contre la criminalité.
Pour la Colombie, ce changement de cap ouvre une période d’incertitude politique, alors que le nouveau pouvoir devra gérer à la fois les défis sécuritaires, les tensions sociales et les relations avec les États-Unis.