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Le Sénat américain adopte une résolution symbolique appelant au retrait des forces déployées face à l’Iran

24 juin 2026 - 12:34

Washington – Le Sénat américain a adopté mardi une résolution demandant le retrait des forces américaines engagées dans le conflit avec l’Iran, infligeant un revers politique symbolique au président Donald Trump, même si le texte ne possède aucune portée juridique.

La résolution a été approuvée par 50 voix contre 48 après avoir déjà obtenu le soutien de la Chambre des représentants. Il s’agit toutefois d’une « résolution concurrente », qui ne nécessite pas la signature présidentielle et ne produit aucun effet contraignant.

Donald Trump a vivement réagi sur sa plateforme Truth Social, qualifiant le vote de « décision inutile et malvenue ».

« J’ai l’Iran acculé et le Sénat choisit d’organiser un vote inutile sur la loi sur les pouvoirs de guerre », a écrit le président américain.

Depuis le début du conflit, l’opposition démocrate cherche à limiter les pouvoirs militaires du président. La Constitution américaine confie au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre, tandis que la War Powers Resolution impose à l’exécutif d’obtenir une autorisation parlementaire au-delà d’un certain délai d’engagement militaire.

L’administration Trump estime que le conflit, déclenché le 28 février dernier, a pris fin avec l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les démocrates contestent cette analyse et soulignent que des forces américaines restent toujours déployées dans la région.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a dénoncé « l’erreur historique » commise par Donald Trump en Iran et estimé que le président « n’aurait jamais dû engager ce conflit ».

Au-delà de sa portée symbolique, ce vote illustre les divisions croissantes au sein de la classe politique américaine concernant la stratégie de Washington au Moyen-Orient et l’étendue des prérogatives présidentielles en matière militaire.

Dans l’immédiat, la résolution ne modifiera pas le déploiement américain, mais elle accentue la pression politique sur la Maison-Blanche.

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