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L'AIEA réclame un contrôle nucléaire renforcé pour garantir le caractère pacifique du programme iranien

29 juin 2026 - 10:23

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, estime qu’un dispositif de vérification « très avancé » devra être mis en place en Iran à l’issue du conflit afin d’empêcher tout développement d’armes nucléaires, alors que Washington et Téhéran poursuivent leurs discussions en vue d’un accord de paix durable.

Le dossier nucléaire iranien demeure au cœur des négociations internationales. En déplacement au Japon, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a souligné qu’un mécanisme de contrôle particulièrement sophistiqué sera indispensable pour garantir que le programme nucléaire iranien reste exclusivement civil après la fin des hostilités.

Tout en rappelant que les autorités iraniennes affirment ne pas vouloir se doter de l’arme nucléaire, le responsable de l’agence onusienne a insisté sur le fait que « les intentions ne suffisent pas » et qu’elles doivent être accompagnées d’un système de vérification crédible, permanent et techniquement robuste.

Cette question constitue l’un des principaux dossiers des discussions engagées entre les États-Unis et l’Iran pour parvenir à un accord de paix durable. Les négociations portent notamment sur le devenir des stocks d’uranium enrichi détenus par Téhéran. Avant les frappes menées en juin 2025 contre plusieurs installations nucléaires iraniennes, l’AIEA estimait ces réserves à environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, un niveau inférieur au seuil militaire mais suffisamment élevé pour susciter les inquiétudes de la communauté internationale.

Depuis ces bombardements, l’agence ne dispose plus d’une vision complète de l’état des stocks, les inspecteurs n’ayant toujours pas accès à plusieurs sites touchés par les attaques.

Selon Rafael Grossi, des discussions préliminaires ont toutefois été engagées avec les autorités iraniennes afin d’examiner les différentes solutions envisageables. Parmi les scénarios étudiés figurent la dilution de l’uranium hautement enrichi, prévue dans le mémorandum conclu avec Washington, mais également son exportation vers un pays tiers, une option techniquement plus complexe mais jugée réalisable.

Si Téhéran continue de défendre son droit au développement d’un programme nucléaire civil, la reprise complète de la coopération avec l’AIEA demeure une condition essentielle pour rétablir la confiance. Après avoir suspendu une partie de cette coopération en 2025, les autorités iraniennes ont autorisé le retour progressif des inspecteurs, sans toutefois leur ouvrir l’ensemble des installations sensibles.

Pour l’agence des Nations unies, la mise en place d’un dispositif de contrôle renforcé apparaît désormais comme l’un des éléments déterminants de tout futur accord entre Washington et Téhéran, dans un contexte où les enjeux de non-prolifération restent au centre des préoccupations internationales.

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