Le Mondial 2026 a connu lundi une nouvelle polémique après que le président américain Donald Trump a reconnu être intervenu auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin d’obtenir un réexamen de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Une décision qui n’a toutefois pas empêché l’élimination des États-Unis, battus 4-1 par la Belgique en huitièmes de finale.
Trump a déclaré à la presse, depuis la Maison-Blanche, qu’il avait demandé une révision de la sanction, estimant que l’action ayant conduit au carton rouge de Balogun « ne méritait pas une expulsion ». Il a également critiqué la règle prévoyant une suspension automatique après un carton rouge et s’en est pris à l’arbitre brésilien Raphael Claus, dont il a jugé le passé « un peu suspect ».
Suspendu après son exclusion contre la Bosnie, Balogun a finalement été autorisé à jouer, la FIFA annonçant dimanche que sa suspension d’un match était suspendue pendant une période probatoire d’un an.
L’UEFA dénonce une « ligne rouge » franchie
Face à la polémique, Gianni Infantino a assuré avoir rappelé à Donald Trump que les organes disciplinaires de la FIFA étaient indépendants.
L’UEFA a vivement réagi, dénonçant une décision « inédite, incompréhensible et injustifiable » qui, selon elle, « a franchi une ligne rouge ».
Sur le terrain, la Belgique a répondu de la meilleure des manières. Portés notamment par un doublé de Charles De Ketelaere, les Diables Rouges se sont imposés avec autorité face à une sélection américaine méconnaissable.
Le sélectionneur des États-Unis, Mauricio Pochettino, a reconnu la supériorité de son adversaire : « Nous ne sommes jamais vraiment entrés dans le match. La Belgique a été meilleure que nous. »
Cette élimination marque également la sortie de scène des trois pays hôtes du tournoi, après celles du Mexique et du Canada.
L’Espagne poursuit son parcours
Plus tôt dans la journée, l’Espagne s’était qualifiée pour les quarts de finale en battant le Portugal (1-0) grâce à un but de Mikel Merino dans le temps additionnel (90+1). Les Espagnols retrouveront la Belgique vendredi.
Le match a également marqué la dernière Coupe du monde de Cristiano Ronaldo. À 41 ans, le capitaine portugais a confirmé qu’il s’agissait de son ultime participation au tournoi mondial, tout en laissant ouverte la question de son avenir en sélection.
Mbappé dénonce des propos racistes
En marge de la compétition, Kylian Mbappé a condamné les propos racistes tenus par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla après l’élimination du Paraguay face à la France.
Le joueur français a qualifié ces déclarations de « méprisables » et « indignes d’une responsable politique ». La FIFA, la Fédération française de football ainsi que les gouvernements français et paraguayen ont également condamné ces propos.