L’Enquête politique sur l’Espagne du Cabinet d’études sociales et d’opinion publique (GESOP), réalisée pour Prensa Ibérica, place le Parti populaire en tête avec 29,4 % des voix, malgré un recul par rapport à janvier. Le PSOE reste stable à 26,5 %, Vox conserve son socle électoral au-dessus de 17 %, tandis que Sumar et Podemos reculent, dans un scénario où le bloc de droite continuerait de dépasser la majorité absolue.
Le Parti populaire (PP) continuerait de remporter les élections législatives si elles avaient lieu aujourd’hui, même s’il perd une partie de la dynamique acquise au début de l’année. C’est ce que révèle la dernière Enquête politique sur l’Espagne réalisée par le Gabinet d’Estudis Socials i Opinió Pública (GESOP) pour Prensa Ibérica, qui attribue aux conservateurs 29,4 % des intentions de vote et une projection comprise entre 123 et 127 sièges, contre les 137 députés obtenus lors des élections générales de 2023.
Réalisée auprès de 1.001 personnes entre le 6 et le 9 juillet, avec une marge d’erreur de 3,1 %, cette enquête dresse le portrait d’une année politique marquée par les affaires judiciaires et la fragilité du gouvernement, sans que cela ne provoque pour autant un changement significatif des perspectives électorales.
Le PP recule de 0,6 point par rapport au sondage de janvier et voit son avance sur le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) passer de 3,5 à 2,9 points. Les socialistes restent stables à 26,5 % des intentions de vote, un niveau pratiquement identique à celui enregistré en janvier. Leur projection parlementaire s’améliore toutefois légèrement, avec 108 à 112 députés, soit entre deux et dix sièges de plus que leur représentation actuelle.
De son côté, Vox confirme sa stabilité électorale. Le parti d’extrême droite recueille 17,8 % des intentions de vote, soit seulement 0,1 point de plus que lors de la précédente enquête, ce qui lui permettrait d’obtenir 64 à 68 sièges.
Le bloc de droite conserve une majorité potentielle
L’addition des voix du PP et de Vox maintient un avantage de neuf points sur le bloc de gauche. Ensemble, les deux partis pourraient obtenir entre 187 et 195 députés, soit largement au-dessus de la majorité absolue fixée à 176 sièges.
En revanche, Sumar, partenaire du PSOE au gouvernement, met fin à la progression observée ces derniers mois. La coalition perd 0,6 point et deux sièges par rapport au mois de janvier. Elle recueillerait 7,7 % des suffrages et obtiendrait 14 députés.
Sa fidélité électorale s’érode également : elle ne conserverait que 37 % de ses électeurs, tandis que 22,2 % se reporteraient sur Podemos et 16,6 % sur le PSOE.
Sumar et Podemos poursuivent leur recul
Les difficultés de la gauche se confirment avec le recul simultané de Sumar et de Podemos.
Le parti violet perdrait 0,3 point, tombant à 4 % des intentions de vote et quatre sièges. Ensemble, Sumar et Podemos totaliseraient 12,2 % des suffrages et 31 députés, un résultat nettement inférieur à celui obtenu conjointement lors des élections générales de 2023.
Les autres formations nationales et régionales évoluent peu. ERC obtiendrait entre 11 et 12 sièges, tandis que Junts en remporterait entre trois et quatre.
Sánchez reste le dirigeant préféré pour présider le gouvernement
Concernant la popularité des responsables politiques, évaluée sur une échelle de 0 à 10, la vice-présidente Yolanda Díaz améliore son score à 4,1, devenant la personnalité politique la mieux notée.
Le président du gouvernement Pedro Sánchez progresse de 0,4 point pour atteindre 4,0, retrouvant ainsi son niveau d’octobre 2025.
Le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, reste stable à 3,3, même si ses propres électeurs lui attribuent une moyenne de 6,2. De son côté, Santiago Abascal, président de Vox, conserve une note de 2,7, avec une moyenne de 6,6 parmi les sympathisants de son parti.
En matière de préférence pour la présidence du gouvernement, Pedro Sánchez consolide sa première place avec 25,2 % des citations, tandis qu’Alberto Núñez Feijóo recule à 16,1 %. Santiago Abascal demeure en troisième position avec 11,2 %.
Enfin, si les Espagnols continuent de porter un regard majoritairement critique sur la situation du pays, le sondage relève une légère amélioration du climat politique. Les opinions négatives reculent à 63,3 %, tandis que l’optimisme concernant les deux prochaines années progresse légèrement pour atteindre 31,8 %.