>

Les États-Unis frappent de nouvelles cibles en Iran après la mort de deux soldats américains

19 juillet 2026 - 10:12

Washington/Téhéran – Les États-Unis ont lancé dans la nuit de samedi à dimanche une nouvelle vague de frappes aériennes contre des objectifs militaires iraniens, en représailles à la mort de deux soldats américains tués lors d’une attaque de missiles et de drones contre une base en Jordanie, attribuée à Téhéran.

Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que les frappes visaient des installations militaires iraniennes ainsi que des positions du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), accusé d’avoir mené l’attaque du 17 juillet contre les forces américaines stationnées en Jordanie.

Selon les agences iraniennes Mehr et Tasnim, des frappes ont touché le port de Sirik, face au détroit stratégique d’Ormuz, tandis que l’agence officielle IRNA a fait état d’un autre bombardement près de Hajiabad, dans la province méridionale d’Hormozgân.

Riposte iranienne

L’armée iranienne a annoncé avoir lancé des drones explosifs contre deux bases américaines au Koweït. Le général Ali Abdolahi a averti que toute nouvelle attaque américaine entraînerait une réponse « décisive et dévastatrice ».

Les deux militaires tués sont les premières pertes américaines depuis la reprise des hostilités début juillet. Le bilan total des soldats américains morts depuis le déclenchement de la guerre, le 28 février, s’élève désormais à 16.

Jamenei promet une « leçon inoubliable »

Le guide suprême iranien, Mojtaba Jamenei, a promis une « leçon inoubliable » aux États-Unis, accusant Washington d’avoir rompu les engagements pris lors du cessez-le-feu conclu en avril.

Selon le ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.

Le détroit d’Ormuz à nouveau sous tension

Au Koweït, les autorités ont signalé d’importants dégâts sur une installation pétrolière ainsi qu’un incendie ayant perturbé une centrale électrique et une usine de dessalement.

Les autorités iraniennes ont, de leur côté, indiqué que les bombardements américains avaient détruit une station de pompage d’eau de mer ainsi que des installations électriques dans la province d’Hormozgân.

Parallèlement, le trafic maritime reste fortement perturbé dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant la guerre près de 20 % du commerce mondial des hydrocarbures. Après le nouveau blocage imposé par Téhéran, Washington a rétabli les restrictions visant les ports iraniens, tandis que les Gardiens de la Révolution affirment que leurs opérations se poursuivront jusqu’au retour du calme sur les côtes sud de l’Iran et dans le détroit d’Ormuz.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *