Les autorités indiennes ont remis en liberté, mercredi, le chef de l’opposition Rahul Gandhi, arrêté quelques heures plus tôt devant la résidence du Premier ministre Narendra Modi, alors qu’il participait à une manifestation de soutien au mouvement étudiant qui secoue la capitale indienne.
Les protestations, menées par le « Mouvement des Cafards », né sur les réseaux sociaux, dénoncent les dysfonctionnements du système national d’examens et réclament la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan.
La colère des étudiants s’est accentuée après plusieurs scandales ayant affecté les concours nationaux, notamment la fuite du sujet de l’examen d’entrée en médecine, qui a contraint plus de deux millions de candidats à repasser l’épreuve, ainsi que des polémiques concernant la correction numérique des examens du secondaire.
Mardi, Rahul Gandhi a appelé à la démission de Narendra Modi, accusant le gouvernement d’ignorer les revendications de la jeunesse et dénonçant la répression policière contre les manifestants. Il a ensuite été interpellé avant d’être relâché dans la journée.
Sous une pression croissante, le ministre de l’Éducation a réaffirmé que le gouvernement poursuivait les réformes du système éducatif, estimant que les étudiants avaient droit à « des réponses, des réformes et une véritable responsabilité ».
Les manifestations ont dégénéré lundi en affrontements entre protestataires et forces de l’ordre. Selon la police, 60 civils et 118 policiers ont été blessés.
Mercredi, plusieurs centaines de manifestants étaient toujours rassemblés sur le site de Jantar Mantar, à New Delhi, tandis que les organisateurs ont promis de poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.