Le conflit autour de l’Iran franchit un nouveau seuil. Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué jeudi une attaque contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge, faisant craindre une perturbation durable du trafic pétrolier mondial, alors que les États-Unis poursuivent leur douzième nuit consécutive de frappes contre des objectifs iraniens.
Le mouvement, soutenu par Téhéran, affirme avoir visé les navires Encelia et Layla, accusés d’avoir enfreint le blocus maritime imposé cette semaine aux navires liés à l’Arabie saoudite.
Selon des sources de sécurité maritime, le pétrolier Encelia a lancé un appel de détresse après avoir été touché par un missile et avoir pris feu, tandis que le sort du second navire reste incertain.
Deux routes stratégiques désormais menacées
Cette attaque fait peser une nouvelle menace sur le commerce mondial du pétrole, déjà fragilisé par les tensions dans le détroit d’Ormuz.
Avec la montée des risques dans le détroit de Bab el-Mandeb, le marché redoute désormais des perturbations simultanées sur deux des principaux corridors maritimes empruntés par les exportations mondiales de brut.
Plusieurs pétroliers ont déjà modifié leur itinéraire afin d’éviter la zone, tandis que certaines compagnies maritimes réévaluent leurs opérations en mer Rouge.
Washington poursuit son offensive contre l’Iran
Dans le même temps, l’armée américaine a lancé une nouvelle série de frappes contre des installations iraniennes, sur ordre du président Donald Trump.
Washington affirme vouloir neutraliser les capacités militaires utilisées pour menacer la navigation commerciale, alors que Téhéran promet de riposter à toute nouvelle attaque contre ses intérêts.
Les marchés pétroliers sous tension
Cette nouvelle escalade a immédiatement fait réagir les marchés.
Le Brent a dépassé les 96 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau depuis plus de six semaines, les investisseurs redoutant une perturbation prolongée des exportations de pétrole transitant par la mer Rouge et le détroit d’Ormuz.