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L’ONU réunit pour la première fois les six candidats à la succession d’António Guterres

23 juillet 2026 - 09:33

New York – Les Nations unies organisent jeudi leur premier débat collectif entre les six candidats en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général, dans une compétition dominée par plusieurs personnalités latino-américaines et par l’espoir de voir, pour la première fois, une femme diriger l’organisation.

La rencontre, baptisée « UN Town Hall: The Next Secretary-General », doit se tenir dans la salle de l’Assemblée générale de 17 heures à 18 h 30, heure de New York. Contrairement aux auditions individuelles organisées en avril et en juin, ce rendez-vous permettra aux six prétendants de confronter directement leurs visions devant les États membres et des représentants de la société civile.

Trois figures majeures d’Amérique latine

La course compte trois candidats latino-américains de premier plan : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, la Costaricienne Rebeca Grynspan et le diplomate argentin Rafael Mariano Grossi.

Michelle Bachelet avait été officiellement présentée par le Chili, le Brésil et le Mexique en février. Le Chili a toutefois retiré son soutien formel en mars, tandis que le Brésil et le Mexique ont maintenu sa candidature. L’ancienne dirigeante chilienne a notamment dirigé ONU Femmes et occupé les fonctions de haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

Rebeca Grynspan, candidate du Costa Rica, dirige actuellement la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Rafael Mariano Grossi, soutenu par l’Argentine, est à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Trois autres candidatures

Les trois autres prétendants sont l’Équatorienne María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères, et l’ex-président sénégalais Macky Sall.

Proposé par le Burundi, Macky Sall a récemment reçu le soutien officiel du gouvernement sénégalais, malgré les fortes tensions politiques qui l’avaient opposé à son successeur, Bassirou Diomaye Faye.

Le Conseil de sécurité détiendra la clé du scrutin

L’Assemblée générale nomme officiellement le secrétaire général, mais seulement sur recommandation du Conseil de sécurité. Le candidat retenu devra donc obtenir l’assentiment des cinq membres permanents — les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni — ou, au minimum, éviter leur veto.

La personne choisie prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, au lendemain de l’expiration du second mandat d’António Guterres. Cette succession intervient alors que l’ONU est confrontée à de profondes divisions entre les grandes puissances et à des critiques croissantes sur son incapacité à répondre efficacement aux conflits internationaux.

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