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L'agresseur de Salman Rushdie reconnu coupable de terrorisme et encourt la prison à perpétuité

30 juillet 2026 - 08:19

New York – Hadi Matar, l’homme qui avait poignardé l’écrivain Salman Rushdie en août 2022 lors d’une conférence dans l’État de New York, a été reconnu coupable mercredi de plusieurs chefs d’accusation fédéraux liés au terrorisme. Il encourt désormais la réclusion criminelle à perpétuité.

Âgé de 28 ans, l’Américain d’origine libanaise avait déjà été condamné en mai 2025 à 25 ans de prison par la justice de l’État de New York pour tentative de meurtre. Sa peine dans le cadre du procès fédéral sera prononcée le 3 novembre, a indiqué le département américain de la Justice.

Le jury fédéral de Buffalo l’a déclaré coupable d’avoir tenté de fournir un soutien matériel au Hezbollah, d’avoir commis un acte de terrorisme transcendant les frontières nationales et d’avoir apporté un soutien matériel à une organisation terroriste.

Selon l’accusation, Hadi Matar était motivé par la fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Rouhollah Khomeini contre l’auteur des Versets sataniques, ouvrage considéré comme blasphématoire par les autorités iraniennes de l’époque.

Les enquêteurs ont indiqué avoir découvert à son domicile des documents, des photographies et du matériel de propagande liés au Hezbollah, ainsi qu’un faux permis de conduire au nom d’un membre du mouvement libanais.

Les procureurs ont affirmé que l’accusé s’était immergé pendant plus d’un an dans l’idéologie du Hezbollah avant de passer à l’acte. La défense, de son côté, a soutenu qu’il n’avait jamais agi au nom d’une organisation terroriste, mais qu’il avait été animé par sa colère envers l’écrivain.

Lors du procès, Salman Rushdie, aujourd’hui âgé de 79 ans, est revenu sur l’attaque dont il a été victime le 12 août 2022 à Chautauqua, où il devait intervenir lors d’une conférence consacrée à la liberté d’expression. Interrogé sur le lien entre son agresseur et la fatwa iranienne, l’écrivain a répondu : « Je n’en ai aucune certitude. J’ai seulement mes soupçons. »

Né en Inde et naturalisé britannique puis américain, Salman Rushdie a longtemps vécu sous protection policière après la publication des Versets sataniques. En 2024, il a raconté son agression dans son ouvrage Le Couteau, où il tente de comprendre les motivations de son assaillant à travers un dialogue imaginaire avec celui-ci.

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