Montevideo accueille ce lundi une rencontre sans précédent réunissant les cinq candidats d’Amérique latine et des Caraïbes à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies, dans un contexte où la région ambitionne, pour la première fois, de diriger l’organisation.
Participent à cette rencontre la Costaricienne Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, l’Argentin Rafael Grossi, l’Équatorienne María Fernanda Espinosa et l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet.
Organisé avec le soutien de l’Uruguay et de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC), ce débat vise à présenter les priorités des différents candidats avant l’entrée dans une phase décisive du processus de sélection conduit par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les échanges porteront notamment sur la réforme du multilatéralisme, la prévention des conflits, le changement climatique, le financement du développement, l’intelligence artificielle et le rôle futur des Nations unies face aux crises internationales.
Selon plusieurs sources diplomatiques, Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la CNUCED, apparaît parmi les personnalités les mieux placées après les premières consultations informelles organisées au Conseil de sécurité. Toutefois, la procédure reste ouverte et dépendra notamment du soutien des cinq membres permanents, qui disposent d’un droit de veto.
Le futur secrétaire général devra être recommandé par le Conseil de sécurité avant d’être officiellement désigné par l’Assemblée générale des Nations unies.