Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz pourrait être conclu dans les prochains jours, tout en adressant un avertissement ferme à Téhéran : si les négociations échouent, l’Iran sera « frappé très durement ».
Point de passage stratégique par lequel transitait avant le conflit près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole, le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux foyers de tension entre Washington et Téhéran depuis le début de la guerre, le 28 février dernier. Malgré un cessez-le-feu conclu en avril, aucun règlement politique durable n’a encore été trouvé.
En déplacement en Californie, Donald Trump a affirmé que les discussions avaient été « très positives » et qu’un accord pourrait être annoncé « demain ou après-demain ». Dans une interview accordée à Fox News, il a toutefois averti que les États-Unis réagiraient avec une grande fermeté si Ormuz n’était pas rouvert « très rapidement ».
Au cœur du différend figure la volonté de l’Iran de contrôler la navigation dans le détroit et d’imposer des droits de passage aux navires, une initiative rejetée par Washington. Alors que Donald Trump affirme que les négociations se poursuivent, le ministère iranien des Affaires étrangères continue de nier tout dialogue direct avec les États-Unis.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a évoqué des « progrès » dans les discussions menées avec l’Iran et le Sultanat d’Oman, tout en reconnaissant qu’aucun accord définitif n’avait encore été conclu. Selon le média américain Axios, un dispositif provisoire de 60 jours garantissant la libre circulation maritime serait actuellement à l’étude.
Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur, a confirmé la poursuite des contacts diplomatiques, tout en précisant qu’aucune rencontre directe entre responsables américains et iraniens n’était prévue à ce stade.
Sur le terrain, les tensions restent vives. Dans la nuit de lundi à mardi, un navire marchand a été touché par un projectile au large d’Oman, dans le détroit d’Ormuz, faisant au moins un disparu parmi l’équipage, selon la société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech.
Parallèlement, la crise s’étend à la mer Rouge, où les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, poursuivent leurs attaques contre la navigation commerciale. Mardi, un cargo indien a coulé au large du Yémen après une attaque attribuée par les autorités yéménites aux Houthis, tandis qu’un aéroport du sud-ouest de l’Arabie saoudite a suspendu temporairement ses activités après une nouvelle attaque revendiquée par le mouvement.