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Washington menace l’Iran d’un isolement économique «sans précédent»

14 août 2026 - 12:22

Les États-Unis préparent de nouvelles mesures économiques contre l’Iran tout en maintenant leur pression militaire sur les ports iraniens et le détroit d’Ormuz. Cette nouvelle escalade ravive les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé jeudi que Washington comptait imposer à Téhéran une combinaison d’isolement financier et de blocus physique «comme le monde n’en a jamais vu». Lors d’un entretien accordé à Newsmax, il a annoncé que de nouvelles mesures seraient dévoilées la semaine prochaine.

Selon le responsable américain, la poursuite du blocus naval doit empêcher les marchandises d’entrer dans les ports iraniens ou d’en sortir. Ces déclarations marquent un net durcissement du discours de Washington, quelques jours après que Bessent eut évoqué la possibilité d’un accord rapide sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

Les négociations entre les deux pays sont désormais au point mort. Téhéran affirme que le passage maritime demeure sous son contrôle et conteste les déclarations américaines faisant état d’un retour à une circulation normale.

Le détroit d’Ormuz est l’une des principales voies de transit du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde. Toute perturbation durable est susceptible de restreindre l’offre, d’accroître les coûts du transport maritime et de nourrir de nouvelles tensions inflationnistes.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse vendredi face à la perspective d’un blocus prolongé. Le Brent a dépassé 88 dollars le baril, tandis que le brut américain WTI s’est hissé au-dessus de 82 dollars, d’après les données rapportées par Reuters.

Pour le Maroc, importateur net d’énergie, une hausse durable des prix internationaux pourrait alourdir la facture énergétique et exercer une pression supplémentaire sur les coûts du transport et de la production.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé Washington de fonder sa stratégie sur de mauvais calculs et des défaillances du renseignement. Le bras de fer entre ainsi dans une nouvelle phase dominée par la pression économique, sans perspective immédiate de reprise diplomatique.

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