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Washington retire la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme

25 août 2026 - 09:01

Les États-Unis ont officiellement retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, quarante-sept ans après son inscription. Washington a parallèlement levé les dernières désignations visant Hayat Tahrir Al-Cham, l’ancienne organisation dirigée par le président syrien Ahmad Al-Chareh. Ces décisions devraient faciliter le retour des investissements étrangers et la reconstruction du pays.

Les États-Unis ont annoncé lundi 24 août le retrait officiel de la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme. Damas figurait dans cette catégorie depuis 1979.

L’administration de Donald Trump avait fait connaître, au début du mois de juillet, son intention de mettre fin à cette désignation, dans le cadre de la levée progressive des restrictions américaines imposées à la Syrie.

La décision intervient moins de deux ans après la chute du régime de Bachar Al-Assad, en décembre 2024, et l’arrivée au pouvoir d’Ahmad Al-Chareh.

Le département d’État américain estime que cette mesure doit soutenir les efforts de reconstruction, favoriser le retour de la Syrie dans les circuits économiques internationaux et accompagner la transition politique engagée par les nouvelles autorités.

Les restrictions visant HTS également levées

Washington a parallèlement révoqué la désignation de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS) comme organisation terroriste mondiale spécialement désignée.

Le département américain du Trésor a, de son côté, retiré HTS de sa liste des personnes et entités faisant l’objet d’un gel de leurs avoirs, connue sous le nom de « SDN List ».

Cette mesure complète une décision prise en juillet 2025, lorsque les États-Unis avaient déjà retiré HTS de leur liste des organisations terroristes étrangères.

Anciennement connu sous le nom de Front Al-Nosra, le groupe avait été pendant plusieurs années la branche syrienne d’Al-Qaïda. Il avait annoncé la rupture de ses liens avec l’organisation en 2016 avant d’adopter le nom de Hayat Tahrir Al-Cham.

Après la chute de Bachar Al-Assad, Ahmad Al-Chareh, qui avait dirigé HTS, avait annoncé la dissolution de l’ensemble des factions armées ayant participé au renversement du régime, y compris sa propre formation.

Favoriser le retour des investissements

« Le Trésor tient la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une chance de bâtir un avenir meilleur », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.

Selon lui, les décisions adoptées par Washington devraient encourager de nouveaux investissements en Syrie et contribuer à la stabilité politique et économique du pays.

Le retrait de la Syrie de la liste américaine a d’importantes conséquences économiques. Cette désignation imposait notamment des restrictions sur l’aide extérieure, les exportations de certains équipements, les opérations financières et les investissements.

Toutes les sanctions ne disparaissent cependant pas. Washington maintient ses mesures contre Bachar Al-Assad et ses proches, les personnes accusées de violations des droits humains, les trafiquants de captagon ainsi que les membres de Daech, d’Al-Qaïda et d’autres organisations considérées comme terroristes.

Le Trésor américain a d’ailleurs annoncé de nouvelles sanctions contre deux anciens membres de HTS accusés de continuer à soutenir Al-Qaïda et Hourras Al-Din.

Depuis 2025, plusieurs puissances occidentales ont progressivement levé les restrictions imposées à la Syrie. L’Union européenne avait supprimé ses sanctions économiques en mai 2025, tandis que le Royaume-Uni et le Canada ont également assoupli leurs dispositifs.

La décision américaine représente néanmoins une étape particulièrement importante en raison du rôle central du dollar et du système financier des États-Unis. Elle pourrait faciliter les transactions internationales et réduire les réticences des entreprises et des banques à reprendre leurs activités en Syrie.

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