Le parti de gauche Annhaj Addimocrati a appelé ses sympathisants et les citoyens à boycotter les prochaines élections. Il précise toutefois que ce choix ne signifie pas, selon lui, se retirer de la vie publique ni attendre passivement des solutions.
Dans un communiqué, le mouvement invite plutôt à renforcer l’organisation et l’action collective au sein des quartiers, des syndicats, des associations de défense des droits humains et des forces politiques de gauche. Il présente ces espaces comme des cadres d’engagement alternatif à la participation électorale.
Le parti affirme par ailleurs faire l’objet de restrictions dans plusieurs régions du pays. Selon son communiqué, ces entraves ne se limiteraient pas à l’accès aux moyens publics ou au financement, mais toucheraient également son activité sur le terrain.
Annhaj Addimocrati évoque notamment des cas de violences, d’arrestations et de retenues dans des commissariats visant certains de ses militants. Il affirme aussi rencontrer des difficultés pour diffuser ses appels auprès des citoyens, indiquant que des documents distribués par ses membres auraient été retirés dans plusieurs localités.
Cette décision de boycott s’inscrit dans le contexte de préparation des élections. Pour le parti, elle s’accompagne d’un appel à développer les formes d’organisation sociale et politique hors des institutions électives.