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Maroc : une croissance de 4,1 % attendue en 2027

13 septembre 2026 - 08:20

Le gouvernement prévoit un rythme moyen de 4,2 % sur la période 2028-2029. Ce scénario repose sur le dynamisme des activités non agricoles, une campagne céréalière moyenne et la poursuite de l’investissement.

L’économie marocaine devrait enregistrer une croissance réelle de 4,1 % en 2027, après une progression estimée à 5,3 % en 2026. À moyen terme, le rythme de croissance se stabiliserait autour de 4,2 % en moyenne sur les années 2028 et 2029, selon le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal accompagnant le projet de loi de finances 2027.

Pour 2027, la progression de l’activité serait principalement portée par les branches non agricoles, dont la valeur ajoutée devrait augmenter de 4,3 %. Le secteur secondaire est attendu à 4,9 %, contre 4,5 % en 2026, tandis que les activités tertiaires progresseraient de 4,1 %, après 4 % cette année.

L’agriculture, très dépendante des conditions climatiques, ne contribuerait que modestement à la croissance en 2027. Le cadrage retient une hausse de 1,2 % de la valeur ajoutée agricole, sur la base d’une récolte céréalière de 70 millions de quintaux. Pour 2028 et 2029, le ministère table sur une progression moyenne de 4,3 % par an, en supposant le maintien de ce niveau de production et le développement des autres filières.

La demande intérieure resterait un moteur essentiel. La consommation des ménages progresserait de 4,3 % en 2027, contre 4,6 % en 2026. La consommation publique augmenterait de 6,6 %, après 9,1 %, tandis que la formation brute de capital fixe devrait gagner 4,6 %, confirmant la poursuite de l’effort d’investissement.

Les échanges extérieurs contribueraient également à l’activité. Les exportations de biens et services, en volume, sont attendues en hausse de 7,3 %, après 6,4 % en 2026. Les importations progresseraient de 7 %, sous l’effet de la demande intérieure et des besoins liés à l’investissement. Aux prix courants, le PIB devrait croître de 6 % en 2027, après 6,8 % l’année précédente.

Sur le plan des finances publiques, le gouvernement vise un déficit budgétaire limité à 3 % du PIB en 2027, 2028 et 2029, ainsi qu’un ratio d’endettement ramené à 63 % du PIB à l’horizon 2029. La programmation prévoit notamment la maîtrise de la masse salariale, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et une meilleure efficacité de l’investissement public.

Ces projections restent tributaires de plusieurs hypothèses, au premier rang desquelles la campagne agricole, l’évolution de la conjoncture internationale et la capacité à préserver les équilibres budgétaires tout en finançant les grands chantiers du pays.

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