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Un Monet longtemps resté à l’abri des regards attendu aux enchères jusqu’à 30 millions d’euros

17 septembre 2026 - 12:27

Sotheby’s proposera « Iris » le 22 octobre à Paris, parmi 28 œuvres de la collection Jeanne Schlumberger. Au-delà de son estimation, cette vente dévoilera une toile monumentale des dernières années du peintre, jamais exposée au public selon la maison.

Le marché de l’art s’apprête à découvrir un Monet demeuré hors des regards. Peint à Giverny entre 1924 et 1925, Iris sera proposé aux enchères chez Sotheby’s à Paris le 22 octobre, avec une estimation comprise entre 22 et 30 millions d’euros. Ce montant constitue une évaluation préalable, et non un prix de vente déjà atteint.

L’événement tient aussi à la rareté de cette présentation. Selon Sotheby’s, la toile n’a jamais été exposée au public et n’était connue que par une photographie en noir et blanc. Son apparition offre ainsi l’occasion d’examiner une œuvre de grand format appartenant à l’ultime période de Claude Monet.

Iris occupera une place centrale dans la dispersion de 28 pièces de la collection Jeanne Schlumberger, dont l’estimation globale dépasse 40 millions d’euros. Aux côtés de Monet figurent notamment Paul Cézanne, Gustave Moreau, Gustave Courbet, Eugène Delacroix, Pierre Bonnard, Chaïm Soutine et Camille Claudel.

Avant la vente parisienne, organisée pendant la semaine d’Art Basel, le tableau sera présenté à Hong Kong et à New York. Cette mise en lumière d’une collection longtemps restée privée retient également l’attention de The Times.

Un second Monet, Saule pleureur, est annoncé avec une estimation de neuf à douze millions d’euros. Dans le communiqué de Sotheby’s, l’historienne de l’art Marianne Mathieu, ancienne directrice scientifique du musée Marmottan-Monet, souligne la conservation des deux toiles, ni rentoilées ni vernies. Elles permettent, selon elle, de mieux saisir le dernier projet artistique du peintre.

La sélection comprend aussi La ferme, peinte par Cézanne entre 1862 et 1864, et Rêve d’Orient, réalisée par Moreau en 1881, chacune estimée entre 600 000 et 800 000 euros. La sculpture sera notamment représentée par La Valse, petit modèle, de Camille Claudel. Conçue en 1895 et fondue en 1905 par Eugène Blot, elle est évaluée entre 400 000 et 600 000 euros.

L’année du centenaire de la mort de Monet donne une résonance particulière à cette présentation. Avant que les enchères ne fixent leur prix, ces œuvres retrouveront une visibilité qui permettra au public de découvrir une part longtemps peu accessible de son héritage.

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