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Marché des capitaux : les quatre principaux indicateurs de juillet selon l’AMMC

19 septembre 2026 - 05:43

Le marché boursier marocain a reculé en juillet, tandis que les investisseurs se sont davantage tournés vers les fonds obligataires et monétaires. Les levées de capitaux ont, pour leur part, privilégié les instruments de court terme.

Les indicateurs mensuels publiés par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) font ressortir quatre tendances majeures pour le mois de juillet.

1. Un marché boursier en retrait

À la Bourse de Casablanca, l’indice MASI a clôturé le mois à 17 843 points. Il affichait ainsi un recul de 5,3 % depuis le début de l’année et de plus de 9 % sur douze mois.

La capitalisation boursière s’est établie à 1 030 milliards de dirhams, en baisse de 1 %. Le volume des échanges a toutefois progressé en juillet pour atteindre 8,3 milliards de dirhams, soit une hausse mensuelle de 38 %. Sur l’ensemble de l’année, les transactions restent néanmoins inférieures de plus d’un tiers à leur niveau de 2025.

2. Les OPCVM profitent d’un regain d’intérêt

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières ont enregistré une évolution plus favorable. Leur actif net global a atteint 826,7 milliards de dirhams, en hausse de 5,3 % depuis janvier.

Les fonds obligataires de court terme ont progressé de 24,6 %, tandis que les fonds monétaires ont augmenté de 18,2 %. Les fonds contractuels ont enregistré une hausse encore plus marquée, de 67 %.

À l’inverse, les fonds actions ont reculé de 3,2 % et les fonds obligataires à long terme de 4,6 %. Cette évolution traduit un intérêt accru pour les placements perçus comme moins exposés aux fluctuations du marché.

3. Des levées de capitaux davantage orientées vers le court terme

Les entreprises et les institutions ont levé 15,8 milliards de dirhams au cours de la période considérée, portant le total depuis janvier à 70,9 milliards, un niveau presque stable par rapport à 2025.

Les émissions d’actions ont atteint 3 milliards de dirhams depuis le début de l’année, contre 4,2 milliards un an auparavant. Les émissions obligataires ont également reculé, passant de 28,4 milliards de dirhams en 2025 à 16,8 milliards en 2026.

En revanche, les titres de créances négociables, notamment les certificats de dépôt et les billets de trésorerie, ont fortement progressé. Leur volume a atteint 51 milliards de dirhams, contre 39 milliards un an plus tôt.

4. Recul du prêt-emprunt de titres

L’encours du prêt-emprunt de titres s’est établi à 32 milliards de dirhams, en baisse de 39 % depuis janvier et de 28 % sur un an. Le volume mensuel de ces opérations a également diminué de 32 %.

Ce mécanisme permet aux investisseurs de prêter ou d’emprunter des titres afin de faciliter les transactions et de mettre en œuvre certaines stratégies de couverture ou de spéculation.

Les données de juillet décrivent ainsi un marché contrasté : la Bourse évolue en retrait, les investisseurs privilégient les fonds obligataires et monétaires, tandis que les émissions de capitaux se déplacent vers les instruments de court terme. L’AMMC y voit le signe d’une recomposition des comportements d’investissement dans un contexte de volatilité accrue.

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